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Revue de presse
Un couple roannais se dit victime de la chasse au « mariage gris » PDF Imprimer Email

Sélim Batikhy Leprogrès.fr 29.08.2010 

Ils se sont dit oui en avril 2009, et pourtant cette année restera comme « un point noir dans [leur] vie ». Kamel et Nathalie, qui veulent conserver leur anonymat, se sont rencontrés sur internet. Elle est Française, il est Algérien. De quoi alimenter la suspicion de la préfecture de la Loire, qui décide de saisir le parquet de Roanne, où réside le couple, afin de mener l'enquête sur le bien-fondé de cette union. Car depuis son mariage, Kamel bénéficie, de fait, d'une autorisation de séjour sur le territoire.

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Le mariage mixte : la croix et la bannière PDF Imprimer Email

Article paru sur le site le Matin. Par Samira EZZEL publié le 4.08.2010

Marier sa différence n'expose pas toujours aux tracas auxquels on croit.

Lorsqu'on décide de se marier, c'est souvent pour le meilleur et pour le pire. C'est d'autant plus vrai lorsque les deux tourtereaux ne sont pas originaires du même pays, qu'ils ne partagent pas la même culture, la même religion et qu'ils ont l'idée saugrenue d'unir leurs différences. Opter pour un mariage mixte devient alors un véritable parcours du combattant !

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De longues heures d’attente pour un récépissé à Lyon PDF Imprimer Email

Renouveler une carte de séjour à la préfecture du Rhône relève du parcours du combattant pour les résidents étrangers. Des heures d’attente, à l’intérieur mais aussi à l’extérieur des locaux du quai Sarrail, et ceci quelque soit la saison et la météo. Une organisation ultra-rigide, une attitude plus que pointilleuse des agents. Les demandeurs passent de longues heures avant d’avoir leurs papiers. Dans le meilleur des cas, car une seule photocopie manquante renvoie à la case départ. Pourquoi une telle rigidité ? Enquête.

7h. Le ciel est gris, une fine pluie tombe sur Lyon. 75 personnes attendent déjà sur le trottoir devant l’annexe de la Préfecture, quai du Général Sarrail (Lyon 6ème). 2 heures plus tard, à l’ouverture du service ils sont plus de 200. Jeudi est un jour calme. Les lundis et vendredis, l’affluence est encore plus forte, plus de 300 personnes.

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RESF : un objet politique indispensable PDF Imprimer Email

Crédit Photo: 

Photothèque Rouge/Charlie

Lundi 12 juillet 2010

 

Extrait : "C’est d’ailleurs pourquoi l’exemple du RESF a été invoqué pour d’autres expériences de lutte. Un peu sur le même modèle, mais dans des conditions plus difficiles, un petit frère est né : le Réseau université sans frontières (RUSF), pour les étudiants sans papiers. Plus récemment, avec l’aide de la Cimade, s’est créé Les Amoureux au ban public pour venir en aide aux couples mixtes traqués par l’obsession des prétendus « mariages blancs »."

 Le Réseau éducation sans frontières (RESF) vient de souffler sa sixième bougie. Il est né à la Bourse du travail de Paris le 26 juin 2004, lors d’une réunion rassemblant une centaine de militants syndicalistes, enseignants, parents d’élèves, antiracistes et collectifs de sans-papiers. Ce n’est pas une association antiraciste de plus. Ce n’est pas non plus un simple cartel d’organisations, pas plus qu’un super-collectif anti-expulsions.
Cet objet politique non identifié est avant tout un « réseau », c’est-à-dire un mouvement mettant en relation militants syndicaux (CGT, FSU, Solidaires notamment), associatifs (parents d’élèves FCPE, LDH, Cimade, Gisti, Mrap, etc.) et simples citoyens. En tout, plus de 200 organisations de toutes tailles le composent. Soutenu dès sa création par la gauche de gauche, il a été rejoint plus récemment par le PS. Impossible de quantifier les militants du réseau : tout militant syndical ou associatif, tout enseignant ou parent d’élève, tout habitant du quartier concerné est potentiellement membre du réseau.

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Préfecture de Seine-Saint-Denis ... Sortir du cercle vicieux ! PDF Imprimer Email

Crédit Photo : Laurent VAUTRIN

La situation est intenable pour les usagers comme pour les agents à la Direction des étrangers alors que des solutions simples existent.

Des cartons jonchent le sol. Ce sont les couchages de fortune des personnes qui ont passé la nuit en attendant l’ouverture des portes de la Direction des étrangers. Conçu pour accueillir 400 personnes par jour, ce service de la Préfecture de Seine-Saint-Denis voit affluer chaque matin près de2000 usagers. La file s’étire sur la large esplanade Jean Moulin de Bobigny.Venus pour obtenir leur carte de séjour ou simplement demander un renseignement, ces hommes et ces femmes attendent depuis les premières heures du matin, voire dès la veille au soir, pour avoir une chance d’être reçu au guichet.

«Les premiers jours, on m’a dit de rester en observation derrière un collègue au guichet. Quand j’ai vu tous ces gens en face de moi,c’était tellement énorme que mon cerveau s’est retourné!» Pétil­lant, le sourire toujours aux lèvres, Sylvain (1) n’hésite pas à recourir à l’humour pour raconter son expérience. C’est une manière de prendre de la distance face à des conditions de travail insupportables. Beaucoup d’agents craquent. Sylvain a tenu trois ans. Il vient enfin d’obtenir une affectation dans un autre service de la préfecture. Détaché en 2007 d’une collectivité, Sylvain a été affecté à la dernière minute là où les besoins sont extrêmes: «l’accueil de masse» – selon les termes de l’administration – à la Direction des étrangers.Un poste qui n’a rien à voir avec son précédent parcours professionnel. «Au bout de deux jours, on m’a demandé d’ouvrir un guichet et de recevoir. Mais que dire aux usagers à part “bonjour”? La formation sur le droit des étrangers n’est intervenue qu’au bout de cinq mois. Elle était devenue presque inutile car entre-temps je m’étais formé sur le tas en recevant une centaine de personnes par jour.»


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