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Samedi 21 novembre 2009, trois couples mixtes ont témoigné devant 600 personnes de leur vie quotidienne d'amoureux. Ils ont présenté le collectif en quatre acte : L'amour, la séparation, les solidarités vécues et leurs revendications. Ils ont aussi dialoguer avec un groupe de travailleurs sans-papiers d'Aulnay-sous-Bois et un groupe de réfugiés de Chambéry ainsi que des personnalités dont Jacques Toubon, Yannick Blanc et Laurent Giovannoni.
L'atelier dans lequel les Amoureux sont intervenus a été riche en échanges, quelques paroles glanées au fil des échanges :
« Nous ne sommes pas des voleurs de papiers » « Nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde en France, alors pensez-vous que nous apportons la misère avec nous ? » « Nous faisons un pas, parfois deux vers les français, quand commencerons t-ils à faire un pas vers nous ? » « La première solidarité est celle de notre conjoint. » « L'accès aux droits fondamentaux pour tous, pas de différence entre les étrangers et les français ! » « L'Europe est le lieu d'ancrage des nouvelles lois répressives, allons à Bruxelles et Strasbourg faire du lobbying. » « Nous avons beaucoup progressé dans la lutte contre les discriminations, mais régressé sur l'ouverture de nos frontières aux étrangers, notamment les couples mixtes. »
« Les administrations ne connaissent pas les étrangers, dites leur qui vous êtes ! Invitez-les à la rencontre. » Témoignage de couples après l'évènement :
« Je me sens bien, pas fragile, plutôt fort. J'ai eu l'impression qu'on m'a écouté. Ça ne me donne pas d'idées mais des souhaits. Souhait de succès pour le collectif. Aussi j'étais impressionné. Ça me donne aussi l'envie si un jour j'ai ma carte de séjour d'aider le collectif, de faire connaître à d'autres sans papier l'association. Si on est nombreux on a du pouvoir, si on n'est pas nombreux on n'a rien. à beaucoup, si on fait une manifestation, on peut être entendu; la police ne peut pas nous l'interdire, les journaux peuvent en parler, ... Beaucoup d'indiens, de népalais, d'autres sans papiers en France depuis plusieurs années, qui travaillent, pourraient rejoindre l'association ou le collectif. »
« je suis ressortie de cette journée bien contente. Ça m'a plutôt renforcée qu'affaiblit. Ça m'a donnée à réfléchir aussi sur mon comportement avec mon conjoint. Comment je me positionne face à sa difficulté de comprendre ce qu'on dit, en français; sa difficulté à s'exprimer. c'était riche pour cela. et j'ai trouvé qu'on s'en était bien sorti. j'ai senti aussi des encouragements à son égard. Ça m'a donné l'envie d'aller voir sur internet qui était Yannick Blanc, assis à mes cotés. C'était chouette d'avoir un truc à faire ensemble, d'avoir une responsabilité collective, c'est autre chose que tout seul. partager c'est à plusieurs, et on ne peut le connaître qu'ensemble. le fait d'avoir une envie commune, avec beaucoup de compréhension et d'amour envers notre groupe est heureux à sentir et m'a fait beaucoup de bien. » « Quelques mots de ressentis seraient :"un gros stress avant, concentré pendant, soulagé après d'avoir pu dire ce que l'on vit, cette situation administrative précaire, à tous ces gens. Aussi une envie de leurs dire: il faut que l'on change les choses, cela ne peut pas continuer comme ça dans une telle hypocrisie du gouvernement. Merci pour cette agréable journée. »
Alice, Ludovic, Kevin, Gnagalé, Anne, Ravi, Nicolas, Claude.
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