Mar 022012
 
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J’ai connu mon mari en mai 2010. Nous sommes tombés amoureux très rapidement. C’était le coup de foudre. Il a pris un risque pour venir en France : il est arrivé sans visa et il avait déjà fait l’objet d’une mesure d’expulsion qui est valable jusqu’en 2013. Ensuite, nous avons décidé de nous marier mais les problèmes ont commencé. Il n’avait pas de visa et comme il n’était pas français, il était soupçonné de vouloir réaliser un mariage blanc, ce qui n’était pas le cas. Au cours du rendez-vous avec le maire nous avons été questionnés à plusieurs reprises sur la manière dont on s’est connu et j’en passe. On a eu en tout deux rendez-vous et on a aussi rencontré une psychologue pour voir si on s’aimait vraiment. Ensuite, on a reçu le feu vert pour que l’on puisse se marier mais après le mariage, ça a continué. La préfecture a refusé que mon mari fasse la demande de visa en prétextant qu’il fallait repartir au Kosovo. On ne trouve de la solidarité nulle part aujourd’hui. Mon mari est maintenant au kosovo et on nous demande la transcription du mariage. Je crois que si dans un mois ça ne bouge pas, je prends un avocat spécialisé en droit étrangers, je ferais tout de mon possible pour que mon mari revienne avec moi en France. C’est insupportable de vivre sans lui, de passer ses soirées seule avec l’ordinateur tout en pensant à lui, le regardant avec ma webcam et me disant qu’il est à 2039,7 km de moi tout en ayant des crises de larmes. Son absence me pèse. Je n’en peux plus.Il me manque.

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