Avr 222015
 

Je suis Français et mon épouse est Camerounaise, nous nous sommes mariés il y a maintenant presque 2 ans. Ma femme a reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire français) six mois après notre mariage, elle était sans papiers, immigrée clandestine…

Cette obligation de quitter le territoire disait qu’elle pouvait aller demander un visa au consulat de France de son pays pour régulariser sa situation, rien ne s’y opposait… mensonge!!!!!

Nous décidâmes après les conseils de plusieurs avocats d’adopter cette façon de faire, écartant entre autre la possibilité de faire un enfant dans le seul but d’avoir des papiers…. Nous avons décidé que notre enfant serait accueilli plus tard comme un enfant de l’amour, comme dans toute famille française.

Les différents recours auprès du tribunal administratif de notre lieu de résidence sont restés vains. Petit à petit on a l’impression que la décision de la préfecture ne peut être remise en cause. La machine est incontestable, commence à nous laminer et à vouloir nous détruire, nous anéantir : c’est le pot de terre contre le pot de fer! La même attitude continue lorsque l’on s’adresse à la commission des recours et au tribunal administratif de Nantes. L’entreprise de destruction fait son œuvre. On s’aperçoit alors que les possibilités de contestation s’amenuisent…

Dans le désespoir on multiplie les prises de contact avec les associations, les relations politiques, toutes les entités qui peuvent aider…. Devant les difficultés on commence à se dire qu’on a pas de place dans la société française… On pense à en finir avec cette vie cruelle et barbare! On navigue sans cesse entre espoir et désespoir!

On pense à d’autres époques de triste mémoire !

Il y quelques jours je me suis demandé s’il fallait aller voter, j’y suis tout de même allé… pour éviter le pire pour les temps futurs… je souffre d’avoir été contraint à voter pour nos bourreaux!

Que dire de plus ? L’espoir revient avec des gens comme les AMOUREUX AU BAN PUBLIC, on met toutes les espérances en eux, on les remercie sincèrement… et on continue à se battre. Enfin il ressort de tout cela que ma femme aurait mieux fait de rester ici dans la clandestinité, nous n’aurions pas dû avoir confiance dans le système de l’Etat….il aurait mieux valu espérer une régularisation avec le temps, en effet il ne faut pas craindre la police ou de devoir se cacher… on a jamais eu de leurs nouvelles… juste des invitations du conseil régional pour souhaiter la bienvenue à ma femme et à tous les étrangers… quelle ironie!

 Publié par le 22 avril 2015

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