Charlotte

Sep 252017
 

«  C’est un appel au secours que nous lançons aujourd’hui afin de permettre à mon mari de rester en France. Nous avons besoin du soutien et des idées des gens. * »

Découvrez la pétition de soutien à Azadar et Daphné, lancée par le couple lui-même via la plateforme change.org !

Les Amoureux au ban public se font le relai du couple, pour les aider à récolter des signatures.

A signer, à diffuser, à partager sans modération…

Daphné a également répondu à une interview pour « La voix du Nord », lisez son histoire sur le site du journal. (*extrait tirés de l’article)

 

 Publié par le 25 septembre 2017
Sep 252017
 

Nous nous sommes rencontrés en août 2014 à la Seyne-sur-Mer alors que j’étais en congés avec mes enfants.

A l’époque je suivais encore un traitement pour dépression, et ce depuis 5 ans.

Il est tunisien et était entré avec un contrat de travail en France mais son visa n’avait pas été renouvelé…

Nous nous sommes tout de suite plu, nous avons discuté, puis nous nous sommes vus régulièrement. Lorsque je suis rentrée chez moi, nous sommes restés en contact, puis il a décidé de venir passer un week-end à la maison, c’était le 13 septembre 2014.

Il n’aurait sans doute jamais dû repartir vers le sud… Nous avions décidé de nous installer ensemble mais il souhaitait récupérer ses affaires : il s’est fait arrêter à la sortie d’un chantier le 24 septembre 2014… et là l’enfer commence. Pourtant, malgré cet enfer « administratif », Mahdi me fait revivre: grâce à lui, sa gentillesse, son courage, je reprends goût à la vie et je parviens à stopper mon traitement en février 2015.

Suite à un premier recours non abouti, nous nous pacsons le 30 juillet 2015 (je n’étais pas très chaude pour le mariage, étant divorcée, mais je le regrette maintenant). Malheureusement, mal informés sur le droit des étrangers, on dépose un dossier de demande de visa temporaire à la préfecture quelques semaines plus tard. Ce visa est refusé et il fait l’objet alors d’un second OQTF. On refait alors l’ensemble des démarches: appel devant le tribunal administratif… en vain.

Entre temps, on se marie. Mais rien n’y fait: on lui dit qu’il doit repartir en Tunisie faire sa demande de visa long séjour, qu’il n’y aura pas de problème pour revenir… C’était le 16 mars 2016…

Depuis nous sommes séparés, on s’appelle tous les jours, plusieurs fois par jour. Nous avons déposé un recours auprès de la commission des recours contre les refus de visa à Nantes. Je me suis rendue en Tunisie afin d’être auprès de lui. Lorsque j’ai demandé d’accéder au Consulat de France à Tunis en tant que ressortissante française, on m’a même refusé l’accès!

J’ai reçu aujourd’hui la décision de la commission: notre demande est rejetée, nous n’apportons pas la preuve suffisante d’une vie commune, malgré photos, témoignages, etc., et malgré mes aller-retour entre la France et la Tunisie (4 fois depuis notre séparation). On reproche à mon mari d’avoir eu une relation avant de me rencontrer…

Nous avons déposé un recours auprès du Tribunal administratif de Nantes depuis le 3 octobre 2016 et nous vivons depuis dans une attente interminable.

Je vis très mal cette situation et surtout cette suspicion, non seulement vis-à-vis de mon mari mais aussi de moi-même. J’ai toujours travaillé, payé mes impôts, et la seule chose que je demande c’est de me laisser vivre en paix avec l’homme que j’ai choisi. Nous souhaitons fonder une nouvelle famille, avoir un enfant, et je souhaite que cet enfant, que mes enfants, puissent grandir dans un pays qui respecte les droits de l’homme.

Nous allons continuer notre combat, pour tout ceux qui sont comme nous, mais aussi en mémoire de tout ceux qui ont dû se battre pour nos libertés. A mon amour que je n’abandonnerai pas malgré tout ce qu’on nous fait subir.

 

 Publié par le 25 septembre 2017
Sep 252017
 

Je suis française et mon conjoint est camerounais.
Et on vit loin l’un de l’autre depuis trop longtemps.
Avec Steve, nous nous sommes rencontrés en 2009, grâce à un séjour humanitaire au Cameroun. Nous sommes devenus amis.
3 ans plus tard, je retournais au Cameroun et notre relation évoluait en AMOUR. Depuis, nous sommes en couple.
J’ai réalisé de nombreux voyages au Cameroun, et notre amour a grandi.
Il a tenté des visas tourisme sans succès pour venir en France.
De notre amour est née une petite princesse métisse.
Il a fait toutes les démarches pour la reconnaître à l’ambassade de France à Yaoundé (ce qui n’est pas chose aisée).
Après plusieurs mois, la transcription s’est faite sur notre livret de famille à ma fille et moi.
On lui a là-bas conseillé le visa court séjour parent d’enfants français qui lui a été refusé car il ne présentait pas l’envie de rentrer au Cameroun: c’est pas possible!!
Il a fait un recours sur place et j’ai hélas moi attendu la réponse à son recours pour contacter la commission à Nantes du coup j’étais hors délai.
Cela faisait 18 mois que ma fille était née et que j’étais mère isolée… Je tiens bon mais qu’a-t-on fait de mal pour mériter ça ?
Suite à ce refus nous avons décidé de nous marier. Là-bas forcément, loin de nos familles puisque la majorité de sa famille est en Europe. Il n’avait que sa grande sœur et moi mon petit frère et ma meilleure amie. Nous nous sommes mariés le 18 avril 2017.

Nous avons pu déposer notre demande de visa pour rapprochement de conjoint que fin août n’ayant eu la transcription que fin juillet avec les vacances, la fermeture de la mairie de mon village…

Et désormais, nous attendons…

Mon stock de patience est épuisé pour toute une vie. Notre fille a 28 mois.

 

 Publié par le 25 septembre 2017
Sep 212017
 

Tout a commencé lorsque des amis m’ont parlé d’une de leur cousine, qui venait de vivre une rupture comme je venais de le vivre et qui souhaitait fonder une famille. Seul hic : ressortissante camerounaise, elle résidait au Cameroun alors que je résidais près de Paris.

Nous avons donc pris le temps de nous connaître d’abord par échange de mail puis par téléphone (de courtes conversations vu le coût des communications, et malgré le choix de l’opérateur le moins cher).

 Malgré mon scepticisme sur les relations à distance, nous nous sommes découverts petit à petit, appréciés, et lorsque je l’ai rejointe sur place dix mois plus tard en août 2014 à l’occasion d’un voyage pendant mes vacances, nous nous sommes séduits respectivement et plu immédiatement et avons décidés à la fin du séjour de ne plus nous quitter, donc de nous marier pour qu’elle puisse me rejoindre.

Un autre ami s’étant marié 3 ans plus tôt avec une ressortissante camerounaise m’a rassuré sur les délais administratifs liés à un tel projet (6 mois…)

 J’avais rencontré – et apprécié – sur place une partie de sa famille. Plein d’enthousiasme nous avons déposé ensemble la demande préalable de délivrance d’un certificat de capacité à mariage et de publication des bans dès le 8 septembre. Plein d’optimisme, nous avions fixé la date au 8 novembre et commencé à organiser la cérémonie.

 C’est alors que nous sommes allés de déconvenue en déconvenue. Des délais annoncés par téléphone par le Consulat de plus d’un an… Impossibilité (comme en France) d’organiser un mariage religieux dans l’attente de pouvoir célébrer civilement la cérémonie…

 Nous décidons de conserver la soirée de mariage et d’oublier temporairement l’officialisation du mariage. Après tout être marié est d’abord un état d’esprit partagé par-delà toute consécration religieuse, sociale ou civile (étatique).

 J’ai découvert avec indignation les effets d’une véritable xénophobie d’Etat où le conjoint français est clairement placé sous tutelle, suspecté de séduire par sa seule nationalité et non par ses qualités personnelles, suspecté de faiblesse coupable face à un exotisme forcément malhonnête…

 J’ai découvert que malgré les scores toujours minoritaires de l’extrême droite dans notre pays, mon gouvernement « de gauche » continuait dans le droit fil des gouvernements précédents depuis plusieurs dizaines d’années, à combattre non seulement l’immigration irrégulière mais même l’immigration régulière dans un même mouvement de repli sur soi névrotique.

 Ainsi, l’audition préalable prévue par le Code Civil à l’initiative de l’Officier d’Etat Civil s’est transformée en prise de rendez-vous indispensable et aléatoire sur internet par les conjoints… Le premier rendez-vous possible était au 8 janvier. Soit déjà quatre longs mois d’attente. Ne serait-il pas préférable de faire procéder à cette audition par voie de convocation avec le discernement requis pour n’y procéder que lorsqu’elle apparaît nécessaire ? L’administration consulaire devrait également assumer ses retards dans le traitement des dossiers (quel stock en cours ?)

On voit mal par ailleurs la raison pour laquelle la détermination par l’administration française de la capacité matrimoniale du conjoint français dans le cadre de la délivrance de ce certificat pourrait s’appuyer sur l’audition de l’époux étranger… à moins de rester dans le cadre caricatural précité de conjoints suspects, forcément suspects.

 Nous voulons juste nous marier ! Le mariage pour tous, oui, mais pas avec un « étranger » ? Où est passé cette République généreuse, rigoureuse mais juste, majoritaire en France et dont je défends les valeurs ?

 L’audition de ma conjointe le 8 janvier s’est révélé être un véritable interrogatoire avec questions identiques reformulées et choix par l’administration de la réponse la plus défavorable, signature du PV sans modification possible ni mention des remarques formulées à la relecture. Connaissez-vous l’âge de votre conjoint ? Oui, elle donne mon âge, devient « elle ne connaît pas la date de naissance de son conjoint »…

 Mon audition à la mairie de résidence (tendance UMP) se déroule nettement mieux même si le PV d’audition ne me sera pas communiqué et qu’on ne me demande pas de le valider. J’ai en effet la chance d’avoir appris à m’exprimer en public aisément, de pouvoir parler sans difficulté de choses qui me sont personnelles, et un ami très proche m’a motivé à bloc dans la perspective de l’audition.

L’adjoint au maire a l’air nerveux, au début j’essaie de le mettre à l’aise je lui parle de mon voyage dans le pays de ma future épouse et de ce que j’y ai observé, il termine l’entretien en m’indiquant que la mairie ne s’opposera pas à la délivrance du certificat de capacité.

 J’imagine facilement que ce genre d’audition peut très vite déraper avec des personnes plus fragiles que l’on va tenter de dissuader, ou qui vont se rendre compte qu’on tente de les piéger, de trouver des contradictions qui justifieraient une enquête du Procureur, voire une opposition à la délivrance du certificat de capacité ou une opposition au mariage.

Qui peut prétendre tout connaître de son époux, même après de longues années de vie commune, à plus forte raison avant que celle-ci ne débute réellement, par le mariage ?

 Les bans sont publiés dans les semaines qui suivent (10 jours de carence obligatoire d’affichage à la porte de ma mairie et du Consulat de France au Cameroun) et en l’absence d’une saisine du Procureur de la République, le certificat de capacité à mariage m’est finalement adressé mi-mars à mon domicile en France. Pour la petite histoire, les bans ont également été publiés au Cameroun (30 jours d’affichage selon la législation camerounaise), préalable à la demande du fameux certificat de capacité à mariage.

 Désormais, les mesures de publicité légales accomplies, nous pouvons nous marier. Les démarches administratives sont loin d’être terminées.

 Le mariage est fixé début avril.

 Tout se déroule parfaitement bien jusqu’à ce que je me présente au Consulat pour faire transcrire mon mariage, c’est à dire le faire reconnaître par les autorités françaises, préalable obligatoire à la délivrance d’un visa « conjoint de français » à mon épouse. J’ai la chance de pouvoir observer un magnifique et tout à fait illégal « refus au guichet » ce qui veut dire qu’on m’invite à envoyer mon dossier par voie postale et qu’on refuse de me le prendre. J’apprendrais plus tard qu’une telle pratique est couramment pratiquée dans nos préfectures, à l’égard des étrangers.

 Qu’à cela ne tienne, le dossier sera déposé ultérieurement selon les voies autorisées.

 A nouveau, je dois menacer l’administration française comme je l’avais fait en janvier (l’absence de publication des bans dans un délai raisonnable de quelques mois constitue un trouble manifestement illégal) : au niveau consulaire et auprès des services contentieux du Ministère des Affaires Etrangères.

 J’avertis poliment en citant la jurisprudence concernée qu’à défaut d’opposition officielle à la transcription basée sur des éléments nouveaux portées à la connaissance du Procureur de la République de Nantes (spécialisé et seul compétent juridiquement), je serai au regret de devoir engager la responsabilité de l’état.

 L’inaction de l’administration et l’absence d’exercice effectif de ses pouvoirs, en ce qu’elle m’empêche d’exercer mes droits à une vie privée et familiale oui, avec une étrangère, peut constituer un déni de justice si je ne suis pas mis en mesure de discuter ses décisions devant la juridiction concernée.

 Ma menace porte visiblement ses fruits puisque la transcription est faite 3 jours plus tard (début juin) avec une célérité inhabituelle en la matière. Dans les semaines qui suivent je reçois la copie de l’acte de transcription et un magnifique livret de famille édité par le ministère des affaires étrangères…

 Mon épouse peut désormais invoquer son statut de conjointe de français et solliciter le visa correspondant (d’une validité… d’un an…) qu’elle obtient cette fois sans trop de difficulté. Fin juillet, elle est là. J’ai fait rentrer en France une étrangère en situation régulière !

 Nos galères ne sont pas terminées. L’installation en France s’accompagne de formalités administratives diverses, il n’est pas forcément facile de lui ouvrir un compte en banque… et lors du renouvellement futur de son titre de séjour, il faudra à nouveau prouver la sincérité de notre couple, ou plus exactement sa normalité au regard des critères fantasmatiques de l’administration.

 Le prince, la princesse et leurs nombreux enfants ont souhaité rester anonymes parce que leur vie privée ne regarde personne. Pas même l’administration. Mais ça, c’est en théorie.

 Question pratique (posée lors de mon audition) : pourquoi n’avez pas demandé un visa en vue d’un mariage en France, suivie d’un retour du conjoint dans son pays pour demander un visa de long séjour ?

 Réponse personnelle = parce que :

1) les garanties procédurales sont bien plus minces…

2) psychologiquement, la faire venir, se marier puis la laisser repartir dans son pays est un non-sens absolu

3) le mariage est une occasion de fête, de faire se rencontrer les familles et les amis. En principe, ils connaissent déjà les deux époux. Ici, c’est elle qui quitte son travail, son logement, sa famille et son pays pour venir me rejoindre dans un environnement (que je découvre socialement hostile), différent par le climat et la nourriture. Il me paraît normal qu’elle se sente accompagnée dans sa démarche par son entourage là-bas, et que j’en profite pour me présenter largement à celui-ci.

Conseils aux audacieux qui voudraient se marier à l’étranger : consulter préalablement un avocat spécialisé, se rapprocher de l’Association des Amoureux au Ban Public, n’être d’aucune complaisance avec l’administration, exiger le strict et constant respect de nos droits, et provisionner le coût des procédures contentieuses potentielles.


 

 

 

 Publié par le 21 septembre 2017
Août 312017
 

 >> Postulez via le site du service civique ou par mail (abp.recrutement2012@gmail.com) <<

Mission :

Participer à  la sensibilisation de l’opinion publique et à l’animation du mouvement des Amoureux au ban public

 Début de la mission : dès le 18 septembre 2017

Durée : 6 mois

Lieu : siège de l’association, Paris 13e

Indemnités mensuelles correspondant au montant légal

Le volontaire doit être âgé de moins de 26 ans. 

 

Présentation de l’organisme :

L’Association de soutien aux Amoureux au ban public milite pour le droit au respect de la vie familiale des couples franco-étrangers confrontés aux lois restrictives sur l’immigration. Les Amoureux au ban public, mouvement composé de couples franco-étrangers et familles binationales, assure depuis sa création en 2007 des missions de conseil et soutien juridiques, de plaidoyer politique et de sensibilisation de l’opinion publique. Au-delà l’accompagnement juridique proposé, les Amoureux au ban public encouragent l’engagement des couples franco-étrangers dans la défense de leurs droits en menant des actions de mobilisation collective. Le mouvement agit à l’échelle nationale en s’appuyant sur plusieurs collectifs locaux.

 

L’Association de soutien aux Amoureux au ban public recrute un.e volontaire en service civique afin de participer aux actions d’animation du mouvement des Amoureux au ban public

Objectifs :

Développer les actions d’animation à destination des familles et couples binationaux/mixtes (membres du mouvement des Amoureux au ban public ou non), de leurs soutiens bénévoles et du grand public.

Favoriser la mobilisation collective de couples binationaux autour de la défense de leurs droits à vivre en famille, et plus largement des familles « mixtes » (cultures, religions, nationalités, milieu social…) autour de la promotion de la diversité et du pluri-culturalisme, en incitant les couples à s’impliquer dans des projets collectifs et en les accompagnant dans leur mise en œuvre.

Activités:

En lien avec les couples franco-étrangers membres du mouvement, les soutiens bénévoles et en collaboration avec l’équipe de coordination, le ou la volontaire aura pour missions principales de :

  • Participer à l’animation du mouvement des Amoureux au ban public, notamment en contribuant :

– à l’accompagnement des couples et bénévoles sympathisants dans l’identification, la conception et la mise en œuvre de projets collectifs  (actions militantes, manifestations de soutien, d’évènements festifs) à l’échelle locale ou nationale.

– à l’organisation des temps de formations, de rencontres, de discussions entre les différentes entités du Mouvement (collectifs locaux, bureau de l’association, coordination nationale) et/ou leurs partenaires.

  • Participer au rayonnement du mouvement des Amoureux au ban public, en prenant part

à l’enrichissement des outils de mobilisation collective et de sensibilisation (jeu de l’Oie, Quizz…),

à la diffusion de témoignages des couples franco-étrangers et à la mise en valeur des actions réalisées par les membres du mouvement (via le site internet et les réseaux sociaux).

aux actions de plaidoyer auprès des acteurs politiques français et européens

Encadrement :

Cette mission se réalisera en collaboration avec les bénévoles du mouvement, et ceux du collectif francilien en particulier. Les missions du ou de la volontaire seront encadrées par la salariée chargée de l’animation associative du mouvement, qui a vocation à coordonner l’ensemble des projets de l’association.

Le ou la volontaire aura à sa disposition un bureau équipé d’un ordinateur ainsi qu’un accès à une ligne téléphonique. Des déplacements en province, dont le coût sera pris en charge par l’Association de soutien aux Amoureux au ban public, seront éventuellement à prévoir.

Profil recherché :

Les missions proposées sont accessibles aux personnes ayant un bon sens du relationnel, une capacité d’écoute et d’adaptation, un goût pour la communication, qualités nécessaires pour contribuer à l’animation au sein des collectifs, ainsi que le respect des personnes et de leurs parcours. La créativité et une maîtrise des réseaux sociaux sont bienvenues.

Nous serons également attentifs à ce que le ou la candidat.e

– Adhère au projet associatif des Amoureux au ban public

– Soit en mesure de travailler en équipe et de prendre des initiatives

>> Postulez via le site du service civique ou par mail (abp.recrutement2012@gmail.com) <<

 

Juil 192017
 

Le Ministère de l’Intérieur publiait le 11 juillet dernier les données statistiques relatives à l’immigration, à l’asile et à l’accès à la nationalité française.

Concernant l’immigration pour motif familial, on note une potentielle baisse du nombre des premiers titres de séjour délivrés (les chiffres 2016 étant encore provisoires), avec 88 150 titres pour motif familial sur les 227 923 délivrés en 2016, soit 38,8%.

En baisse également, de 17,3% par rapport à 2015, le nombre d’acquisition de nationalité par mariage, qui représente 25% du total d’acquisition de la nationalité française en 2016.

Retrouvez l’ensemble des chiffres et statistiques à télécherger sur le site du Ministère.

Juil 122017
 

Aujourd’hui Mardi 11 juillet 2017, cela fait exactement 107 jours que nous nous sommes séparés, pensant nous retrouver trois semaines plus tard.

Moi c’est Daouda je suis ivoirien, c’est difficile pour moi de raconter à chaque fois notre histoire.

J’espère ne pas vous ennuyer.

Au printemps 2014 je rencontre une belle jeune femme, Bérénice. Elle est française, nous accrochons tous les deux.

Et c’est le début d’une belle histoire d’amour, la nôtre, que du bonheur !! Nos sentiments grandissants nous nous installons ensemble à l’été 2015, nous pacsant dans la foulée. On décide de se marier avec le soutien de nos familles à l’automne 2016. Ayant pour projet de fonder une famille, d’acheter une voiture,…Bref des projets normaux quoi !!

Il m’est demandé de retourner dans mon pays d’origine afin d’obtenir un visa de long séjour en qualité de conjoint de française, puisque je ne suis actuellement pas en possession d’un visa d’entrée régulière en France.

Sans aucune méfiance, nous nous exécutons. Je rentre en Côte d’Ivoire solliciter l’obtention du dit visa le 29 mars 2017.

C’est alors que deux semaines plus tard je reçois une notification de refus disant que je « représenterais un risque de menace à l’ordre public« . C’est la stupéfaction et l’incompréhension totale pour ma femme et moi, ma belle famille, nos amis, etc. Les choses s’enchaînent très vite, on saisit un avocat pour les procédures au contentieux.

Nous, nos familles et amis écrivons au Consulat de France à Abidjan pour supplier, réclamer la délivrance du visa : exprimant notre désarroi devant le motif avancé d’autant plus que mon casier judiciaire est vierge, je n’ai jamais été condamné pour quoi que ce soit.

Mais en vain, aucune réponse !! Mon épouse en situation de handicap, à qui ma présence et mon aide au quotidien sont nécessaires pour certaines tâches, est obligée de se débrouiller toute seule.

Cela me rend fou, on a l’impression qu’ils s’en foutent complètement. Nous ne sommes pour eux qu’un dossier de plus.

Nous sommes chaque soir que Dieu fait, en ligne sur Viber, Whatsapp, ou Skype à s’écrire, à s’appeler, à essayer de se consoler… Mon Dieu que c’est dur !!

Le plus terrible dans tout ça, c’est l’attente. les délais des procédures administratifs à Nantes!!

Combien de temps ? Même l’avocat ne le sait pas !! On n’aurait jamais imaginé pareille situation puisqu’on nous avait dit que ce visa était de plein droit.

Aujourd’hui nous sommes très tristes mais continuons à nous battre, mon épouse me manque cruellement… Nous avons voulus respecter la loi, voilà ce que ça en coûte !!

Nous attendons toujours…

Une pétition de soutien a été créé par l’entourage de Bérénice et Daouda : n’hésitez pas à la signer, à la partager, à la diffuser !

Mai 292017
 

A Paris, venez fêter le Loving Day avec le collectif samedi 10 juin de 12h30 à 19h

Rendez-vous au Bassin de la Villette, quais de Seine,

métro Riquet (ligne 7), Stalingrad (ligne 2 – 5 – 7), Jaurès (ligne 2 – 5 – 7bis) ou Laumière (ligne 5)

entrée libre !

Au programme (horaires à confirmer) :

à partir de 12h30 : Banquet festif

Des victuailles et gourmandises, préparées avec notre partenaire Eat & Meet, à partager autour d’une table de banquet ouverte à la famille, aux amis, aux voisins, aux passants, aux curieux… Pour se rafraîchir, une buvette pour les petits et pour les grands sera installée sous le ciel de juin.

13h00 : Racine (concert de kora)

14h30 : Jeu des 7 familles et 7 langues avec Dulala (animation autour des langues, pour les enfants) et Parcours des cœurs battants (le jeu de l’Oie des couples binationaux, à partir de 15 ans)

15h00 : Atelier découverte: musique de Capoeira Angola avec Maître Faísca (à confirmer)

15h30 : la Fanfare Invisible (concert) Répertoire de morceaux issus du patrimoine et des luttes

16h30 : Initiation danses africaines avec Bamo (enfants, 1/2 heure)

17h : Parcours des cœurs battants (le jeu de l’Oie des couples binationaux, à partir de 15 ans)

17h30 : initiation danses africaines avec Bamo (adultes, 1/2 heure)

18h : Batucada Mulêketù Métissage musical inspiré du samba-reggae de Salvador de Bahia

Et en continu : Des témoignages et une invitation à s’exprimer sur la situation actuelle des couples binationaux et familles mixtes en France et les revendications des Amoureux au ban public

Plus d’info en direct via la page Facebook de l’événement parisien

Les partenaires du Loving Day Paris :

Eat & Meet propose de relier les personnes à travers le langage culinaire et au-delà des frontières !  C’est un espace mobile propice à la convivialité, et à la découverte des cultures du monde où les parisiens, les cuisiniers réfugiés et les associations peuvent se rencontrer, manger et discuter. Au menu : des plats colorés, épicés et savoureux

Page Facebook de Eat and Meet Bus

« Actuellement en France 1 enfant sur 5 grandit avec une autre langue que le français et deviendra potentiellement bilingue (INSEE 2002). Depuis une trentaine d’années les recherches ont démontré l’impact positif du bilinguisme sur le développement cognitif des enfants (Cummins, Hélot, Moro…). DULALA est un pôle national de ressources et formation sur le bilinguisme et l’éducation plurilingue. »

Page Facebook de DULALA

La fanfare qui prépare la « résistance joyeuse, capables d’épaissir le
tissu social » :

« Musiciens confirmés ou débutants, jeunes, vieux, ou entre les deux, animés par l’envie de participer à un projet commun de résistance, de luttes, de fêtes, et d’échanges, en solidarité musicale avec les mouvements sociaux, nous réveillons notre capacité à agir en participant à « la fanfare invisible ».

Page Facebook de la Fanfare Invisible

« L’association Mulêketú développe ses activités autour du « samba-reggae » : sa musique, sa danse, son patrimoine culturel. » « L’enfant qui est en toi : O moleque é tu!
Moleque : [mot portugais] un enfant des rues au Brésil  é tu : c’est toi
ketu : [mot Bantu] une des principales ‘nations’ du peuple noir brésilien »

Page Facebook de la Batucada Mulêketù

« Féministe, anticapitaliste, et tiers mondiste, la FASTI qui tire sa légitimité du travail de terrain des militants et bénévoles des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigré-e-s, se bat pour le droit des personnes migrantes depuis près de cinquante ans. » La Fasti accueille les permanences juridiques franciliennes des Amoureux au ban public et nous ouvre également ses portes lors de nos réunions d’organisation du Loving Day !

Découvrez la page Facebook de la Fasti

« La Cimade a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. » La Cimade a accompagné la naissance du mouvement des Amoureux au ban public et continue d’être une partenaire privilégiée. A Paris, certaines réunions d’organisation sont organisées dans les locaux de la Cimade.

Page Facebook de la Cimade

 

>>À Paris, le collectif et la coordination nationale s’allient notamment pour conseiller les couples de la région Île-de-France (permanences juridiques, suivi et accompagnement), pour être présent lors de mobilisations nationales inter-associatives, rencontrer les acteurs de la vie politique exerçant leurs fonctions à Paris (parlement, ministères), ou encore pour la créer les outils de sensibilisation du mouvement. On retient entre autres le bal organisé en Février 2015 à la Générale, la table ronde proposée en février 2016 à la Mairie de Paris ou leur participation à la Grande Parade Métèque depuis 2014…<<<

 

Mai 292017
 

A Strasbourg, venez fêter le Loving Day avec le collectif dimanche 11 juin de 15h à 19h

Rendez-vous aux savons d’Hélène, rue du Savon

gratuit !

Au programme :

15h Musique Ndoortel (folk wolof et reggae)
15h30 Kamishibike (théâtre de papier) avec Familangues
16h30 Café-discussion Quelles langues parle-t-on dans une famille multiculturelle ? avec Familangues
18h Café discussion Quel prénom choisir ?
Et en continu kermesse, jeux du monde, animation musicale par Ndoortel, restauration et boissons assurés par Les Savons d’Hélène et revendications.
Plus d’infos en direct sur la page Facebook de l’événement strasbourgeois

Les partenaires du Loving Day Strasbourg 2017 :

Familangues accompagne les familles dans leur démarche de transmission des langues et des cultures d’origine. Elle présentera pendant la kermesse du Loving day son Kamishibike (animation pour enfant sous forme de théâtre de papier) et animera le café-discussion autour de la transmission de la langue dans les familles multiculturelles. Retrouvez les également sur la page Facebook de Famililangues
La Cimade est une association de solidarité active avec les migrants. Les Amoureux au ban public Strasbourg organise ses permanences tous les 1ers lundis du mois dans les locaux et en présence d’un bénévole de La Cimade. La Cimade soutient les Amoureux au ban public logistiquement, sur notre organisation et moralement.
Retrouvez également la page Facebook de la Cimade Strasbourg 
Les Savons d’Hélène, café/bar situé en plein cœur du centre-ville strasbourgeois, nous font le plaisir de nous accueillir pour le Loving day 2017, sur leur charmante terrasse et la petite placette attenante et proposeront aux enfants un punch (sans alcool !)

 

> A Strasbourg le dernier né des collectifs se lance pleinement dans l’aventure à partir de 2016 et multiplie les registres : permanences d’accompagnement des couples, goûter musical lors du Loving Day 2016, dialogue avec les municipalités (table ronde à la mairie de Strasbourg en 2016). Le collectif  se saisit de l’événement « Strasbourg mon Amour » organisé pour la Saint-Valentin pour insuffler une dimension militante à ce 14 février 2017.<<<