Avr 112017
 

Le documentaire de Nicolas Ferran « Les Amoureux au ban public – le film » sera projeté le jeudi 20 avril 2016  à la Bibliothèque Andrée Chedid en présence du réalisateur et de membres du mouvement des Amoureux au ban public.

La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur, lui même fondateur du mouvement des Amoureux au ban public !

Horaires
De 19h à 21h
Lieu
Bibliothèque Andrée Chedid
36 rue Emeriau
75015 Paris
Métro ligne 10, station Charles Michels (438m) ou Avenue Emile Zola (439m)
Accès
Accès libre
Contacts
bibliotheque.andree-chedid@paris.fr
http://equipement.paris.fr/bibliotheque-andree-chedid-1734
https://www.facebook.com/BibliothequeAndreeChedid/
Fév 152017
 

Les nouvelles frontières de l’amour

Dans un contexte de repli, les unions franco-étrangères suscitent la méfiance d’une partie des autorités qui peinent à unir des couples pour certains et délivrer des visas pour d’autres afin qu’ils puissent vivre ensemble. Le mouvement Les Amoureux au ban public, et particulièrement son antenne à Strasbourg, défend « la liberté d’aimer ».

par Fabienne Delaunoy

Dernier né des collectifs des Amoureux au ban public en France, celui de Strasbourg organisait hier une soirée militante et festive lors de l’opération «Strasbourg mon amour». La manifestation avait pour but de sensibiliser le grand public à une situation administrative souvent compliquée pour les couples franco-étrangers. Parce que l’amour n’a pas de frontière et que les couples franco-étrangers sont des couples comme les autres, l’idée était aussi de fêter la Saint-Valentin d’une manière conviviale avec un concert, la lecture de lettres d’amour, un quizz…

Lire la suite de l’article et découvrir les premières photos de la soirée sur le site du journal

 

Fév 142017
 

14, février 2017,

Chères amies, chers amis,

En 2017, les Amoureux au ban public célèbrent 10 ans d’existence et d’actions !

Qu’est-ce qui a changé pour les couples binationaux depuis 2007 ?

Pas grand-chose, et la situation est parfois même pire en France, en Europe et dans le monde !

Le dernier gouvernement n’est absolument pas revenu sur les politiques migratoires menées par ses prédécesseurs,  il a même travaillé dans une continuité déconcertante. Les pratiques administratives sont par ailleurs toujours aussi disparates, créant de plus en plus d’inégalités.

Si bien que les revendications des Amoureux au ban public sont quasiment inchangées ! En 2007, les couples se battaient en espérant mieux, aujourd’hui les Amoureux au ban public se battent pour éviter le pire…

Pendant dix ans, nous avons multiplié les actions de mobilisation, les alertes, les batailles juridiques aux côtés des couples, les créations en tout genre pour que nos voix soient entendues haut et fort, les événement festifs et militants dont nous avons le secrets.

Des victoires, nous en avons célébré ! Avec soulagement, avec fougue… et nous redoublerons d’énergie pour que les 10 années à venir offrent à chacun.e la liberté d’aimer la personne de son choix et le respect de sa vie de famille quelles que soient les différences de nationalité, d’âge, de sexe ou de religion.

Dans les prochains mois nous reviendrons régulièrement sur les moments forts de ces dernières années, et surtout nous vous inviterons à poursuivre le combat avec nous !

Chaleureusement,

Les Amoureux au ban public.

 

Fév 142017
 

Article à retrouver sur le site de FranceInfo

Mariée dans les Vosges, à Neufchâteau, le 27 février 2016  à un ressortissant tunisien, Sandrine Farnocchia, conseillère municipale de la ville, ne peut revoir son époux, privé d’entrée sur le territoire.

Par Thierry Pernin

L’amour, dit-on, ne connaît pas de frontières, mais parfois il complique les choses. Un couple franco-tunisien, séparé par la Méditerranée et par un refus de visa, en témoigne. Lundi 13 février 2017, Sandrine Farnocchia, de Neufchâteau, attend désespérément que son mari puisse revenir en France.

La rencontre
Pendant l’été 2014, Sandrine Farnocchia fait la connaissance de Mahdi Bennour, 34 ans, alors qu’elle est en vacances dans le Sud de la France.
Une véritable idylle naît entre la conseillère en formation au Greta et son amour de vacances, arrivé sur le territoire français deux ans plus tôt avec un contrat de travail jeune travailleur.
Après les vacances, comme Mahdi n’a pas régler sa situation à temps, la police lui signifie de quitter le territoire.

Le mariage
Depuis, Sandrine et Mahdi ont tenté de régulariser cette situation puis, en toute connaissance de cause, le 27 février 2016, Simon Leclerc, maire de Neufchâteau, a même consenti à les unir en mairie.
Trois semaines plus tard, le 16 mars, Mahdi est retourné en Tunisie pour ne pas se retrouver en centre de rétention.

L’attente
Aujourd’hui, malgré les attestations de voisinage et les interventions des élus, le consulat français, à Tunis, bloque le dossier. Il considère que c’est un mariage blanc et refuse le retour de Mahdi.

Jan 182017
 

Retrouvez Juliette Devos, coordinatrice juridique du Mouvement des Amoureux au ban public à l’antenne de Radio Pluriel (Lyon) pour l’émission Tam TAm Tropical présentée par Noël Juvenal.

Il est question des discrimination subies en France par les couples binationaux, la suspicion généralisée de l’administration à leur égard et du combat des Amoureux au ban public pour la liberté d’aimer la personne de son choix !

(Rendez-vous à la huitième minute de l’enregistrement)

Nov 172016
 

Comme l’évoque si bien Lamartine « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », voilà ce que je ressens au fond de moi, ces mots sont plein de sens.

Cela fait maintenant 14 mois qu’on m’a séparée de mon mari que j’aime et dont je suis toujours amoureuse. La première fois que j’ai aperçu son visage, j’ai de suite ressenti des sentiments très forts à son égard, chaque pensée vers lui me fait instantanément du bien.

Malheureusement loin de mon mari, c’est dans ces moments d’éloignement que mon amour, que notre amour se renforce. Ma souffrance est indescriptible, je me sens vide, je n’ai plus le cœur à sortir voire les gens qui sont autour de moi, tout me semble si triste ici, ce vide sans mon mari. L’appartement que je partage avec mon mari me rappelle sans cesse les moments heureux de notre histoire d’Amour, qui me paraissent désormais loin.

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe mon mari sera toujours mon plus beau cadeau que la vie m’a offert et personne ne pourra prendre sa place dans mon cœur.

Aujourd’hui seul le vide le désespoir et surtout la souffrance rythment ma vie sans mon mari, ce n’est pas normal, aidez-nous à retrouver une vie normale à deux. Merci.

 

 

 

Juin 222016
 

Par un jugement du 14 mai 2016, le tribunal administratif de Paris a prononcé l’annulation des arrêtés par lesquels le préfet de police du Val-de-Marne a notamment obligé Madame E, ressortissante nigériane souhaitant épouser son compagnon français, à quitter sans délai le territoire français et a décidé son placement en rétention administrative.

Convoquée au commissariat de police suite à la saisine du procureur par le maire ayant reçu leur projet de mariage, Madame E a fait l’objet d’un bref entretien à l’issu duquel elle s’est vu notifier une obligation de quitter le territoire français et son placement en rétention au motif de son séjour irrégulier.

Le tribunal administratif de Paris a annulé ces arrêtés en relevant « la précipitation avec laquelle le préfet a agi, alors que le procureur de la République avait décidé de surseoir à la célébration du mariage pendant une durée maximale d’un mois renouvelable, afin de lui permettre de vérifier le respect des conditions légales relatives au consentement des époux ».

Le juge considère en effet que les arrêtés ont été pris par le préfet dans le but d’empêcher le mariage du couple, et qu’une telle attitude constitue un détournement de pouvoir.

Les Amoureux au ban public saluent de cette décision sanctionnant une pratique abusive qui vise à prononcer des éloignements avant le mariage d’un couple franco-étranger au mépris total de la liberté du mariage garantie par la Convention européenne des droits de l’homme et la Constitution française.

 

TA PARIS, 14 mai 2016, n°16073508 – annualtion OQTF détournement de pvr mariage

Juin 112016
 

Se marier avec une personne étrangère est devenu un véritable parcours du combattant.

A l’occasion du Bal des Amoureux au ban public (dont Rue89Lyon est partenaire), nous publions le témoignage d’Agnès, 29 ans, une habitante de l’agglomération lyonnaise qui a voulu se marier avec Emmanuel, centrafricain. Pour préserver leur anonymat, les prénoms ont été modifiés.

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Avec Emmanuel, nous nous connaissons depuis 3 ans, nous avons vécu en Centrafrique pendant un an et demi, puis nous nous sommes installés en France.
Je suis française et Emmanuel est centrafricain.

Emmanuel séjourne en France avec un visa étudiant et poursuit un master 2 d’anthropologie. En parallèle, il a déposé une demande d’asile, compte tenu des atrocités et menaces qu’il a subies en Centrafrique. Cette demande est toujours en cours d’instruction.

Lorsque nous avons décidé de nous marier, nous avons choisi mon village natal dans le Sud-Ouest, nous voulions y célébrer les noces et y accueillir nos familles. Le choix de cette commune s’est fait naturellement : ma famille y habite depuis plus de 100 ans et cela avait une signification pour moi.

Le maire ne veut pas célébrer le mariage

Lire la suite de l’article sur le site de Rue89

Juin 092016
 

Dimanche 12 juin à 16 h, place de la République à Strasbourg, le collectif des Amoureux au ban public Strasbourg vous donne rendez-vous pour un goûter musical. À cette occasion, les participants iront (toujours en musique) glisser dans la boîte-aux-lettres de la Grande Poste voisine le « Guide juridique à destination des maires et des agents d’état-civil » adressé aux maires de Strasbourg et de l’Eurométropole.

En souvenir du combat d’un couple d’amoureux américains qui ont eu la merveilleuse idée de se marier aux États-Unis dans les années 60 alors qu’elle était noire et lui, blanc…Richard et Mildred Loving ont fait face à l’administration et à la justice pour que soit reconnu leur droit de vivre leur vie de famille : ça ne vous rappelle rien ?