Fév 152017
 

Les nouvelles frontières de l’amour

Dans un contexte de repli, les unions franco-étrangères suscitent la méfiance d’une partie des autorités qui peinent à unir des couples pour certains et délivrer des visas pour d’autres afin qu’ils puissent vivre ensemble. Le mouvement Les Amoureux au ban public, et particulièrement son antenne à Strasbourg, défend « la liberté d’aimer ».

par Fabienne Delaunoy

Dernier né des collectifs des Amoureux au ban public en France, celui de Strasbourg organisait hier une soirée militante et festive lors de l’opération «Strasbourg mon amour». La manifestation avait pour but de sensibiliser le grand public à une situation administrative souvent compliquée pour les couples franco-étrangers. Parce que l’amour n’a pas de frontière et que les couples franco-étrangers sont des couples comme les autres, l’idée était aussi de fêter la Saint-Valentin d’une manière conviviale avec un concert, la lecture de lettres d’amour, un quizz…

Lire la suite de l’article et découvrir les premières photos de la soirée sur le site du journal

 

Fév 142017
 

14, février 2017,

Chères amies, chers amis,

En 2017, les Amoureux au ban public célèbrent 10 ans d’existence et d’actions !

Qu’est-ce qui a changé pour les couples binationaux depuis 2007 ?

Pas grand-chose, et la situation est parfois même pire en France, en Europe et dans le monde !

Le dernier gouvernement n’est absolument pas revenu sur les politiques migratoires menées par ses prédécesseurs,  il a même travaillé dans une continuité déconcertante. Les pratiques administratives sont par ailleurs toujours aussi disparates, créant de plus en plus d’inégalités.

Si bien que les revendications des Amoureux au ban public sont quasiment inchangées ! En 2007, les couples se battaient en espérant mieux, aujourd’hui les Amoureux au ban public se battent pour éviter le pire…

Pendant dix ans, nous avons multiplié les actions de mobilisation, les alertes, les batailles juridiques aux côtés des couples, les créations en tout genre pour que nos voix soient entendues haut et fort, les événement festifs et militants dont nous avons le secrets.

Des victoires, nous en avons célébré ! Avec soulagement, avec fougue… et nous redoublerons d’énergie pour que les 10 années à venir offrent à chacun.e la liberté d’aimer la personne de son choix et le respect de sa vie de famille quelles que soient les différences de nationalité, d’âge, de sexe ou de religion.

Dans les prochains mois nous reviendrons régulièrement sur les moments forts de ces dernières années, et surtout nous vous inviterons à poursuivre le combat avec nous !

Chaleureusement,

Les Amoureux au ban public.

 

Fév 142017
 

Article à retrouver sur le site de FranceInfo

Mariée dans les Vosges, à Neufchâteau, le 27 février 2016  à un ressortissant tunisien, Sandrine Farnocchia, conseillère municipale de la ville, ne peut revoir son époux, privé d’entrée sur le territoire.

Par Thierry Pernin

L’amour, dit-on, ne connaît pas de frontières, mais parfois il complique les choses. Un couple franco-tunisien, séparé par la Méditerranée et par un refus de visa, en témoigne. Lundi 13 février 2017, Sandrine Farnocchia, de Neufchâteau, attend désespérément que son mari puisse revenir en France.

La rencontre
Pendant l’été 2014, Sandrine Farnocchia fait la connaissance de Mahdi Bennour, 34 ans, alors qu’elle est en vacances dans le Sud de la France.
Une véritable idylle naît entre la conseillère en formation au Greta et son amour de vacances, arrivé sur le territoire français deux ans plus tôt avec un contrat de travail jeune travailleur.
Après les vacances, comme Mahdi n’a pas régler sa situation à temps, la police lui signifie de quitter le territoire.

Le mariage
Depuis, Sandrine et Mahdi ont tenté de régulariser cette situation puis, en toute connaissance de cause, le 27 février 2016, Simon Leclerc, maire de Neufchâteau, a même consenti à les unir en mairie.
Trois semaines plus tard, le 16 mars, Mahdi est retourné en Tunisie pour ne pas se retrouver en centre de rétention.

L’attente
Aujourd’hui, malgré les attestations de voisinage et les interventions des élus, le consulat français, à Tunis, bloque le dossier. Il considère que c’est un mariage blanc et refuse le retour de Mahdi.

Fév 012017
 

Le décret de Trump sur l’immigration empêche un Américain de revoir son épouse iranienne

«Dans cinq, six ou dix ans, nous aurons des histoires amusantes à raconter à nos enfants», veut croire Roozbeh, dont le mariage avec Zhinous est repoussé.

Amoureux et mariés, ils prévoyaient de s’installer ensemble aux États-Unis dans les jours à venir. Mais la décision du nouveau président de suspendre temporairement les visas des ressortissants de sept pays, dont l’Iran, est venue renverser tous ces plans.

Roozbeh Aliabadi, 32 ans, est associé dans une société de conseil aux États-Unis. En 2015, lors d’une fête organisée à Téhéran, en Iran, il fait la rencontre de Zhinous, une architecte de 31 ans. Le coup de foudre est immédiat, et le mariage est célébré en juin dernier. Aussitôt après son retour à Pittsburgh, où il est installé avec sa famille, le jeune Irano-américain entreprend les démarches administratives pour que son épouse le rejoigne. Les rêves sont nombreux: fêter enfin le mariage, s’installer ensemble, s’inscrire en thèse pour lui et trouver un emploi pour elle.

Le 17 janvier, dans les derniers jours du mandat de Barack Obama, la nouvelle tombe: la demande de résidence permanente aux États-Unis est acceptée pour Zhinous. Pour le couple, c’est le début d’une autre histoire.
Mais quelques jours plus tard seulement, coup de théâtre. Le nouveau président Donald Trump décide de suspendre temporairement les visas pour les ressortissants de sept pays. Dont l’Iran.

Dévastés, Roozbeh et Zhinous prennent d’abord la décision d’arrêter les préparatifs de la fête.

Lire la suite de l’article sur le site du Figaro

Nov 172016
 

Le collectif de Lyon des Amoureux au ban public vous convie ce samedi 19 novembre pour différents temps de rencontre :

  • dans le cadre du festival « Migrant’scène » organisé par la Cimade, pour une kermesse festive et musicale réunissant 16 associations

Entre 11h et 18h / Place Mazagran / Lyon 7ème

  • à l’occasion du forum de la solidarité internationale, retrouvez également des membres du collectif aux stands

Rendez-vous les 25 et 26 novembre 2016 sur le campus Saint Paul / 10, place des archives / Lyon 2

Nov 172016
 

Comme l’évoque si bien Lamartine « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », voilà ce que je ressens au fond de moi, ces mots sont plein de sens.

Cela fait maintenant 14 mois qu’on m’a séparée de mon mari que j’aime et dont je suis toujours amoureuse. La première fois que j’ai aperçu son visage, j’ai de suite ressenti des sentiments très forts à son égard, chaque pensée vers lui me fait instantanément du bien.

Malheureusement loin de mon mari, c’est dans ces moments d’éloignement que mon amour, que notre amour se renforce. Ma souffrance est indescriptible, je me sens vide, je n’ai plus le cœur à sortir voire les gens qui sont autour de moi, tout me semble si triste ici, ce vide sans mon mari. L’appartement que je partage avec mon mari me rappelle sans cesse les moments heureux de notre histoire d’Amour, qui me paraissent désormais loin.

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe mon mari sera toujours mon plus beau cadeau que la vie m’a offert et personne ne pourra prendre sa place dans mon cœur.

Aujourd’hui seul le vide le désespoir et surtout la souffrance rythment ma vie sans mon mari, ce n’est pas normal, aidez-nous à retrouver une vie normale à deux. Merci.

 

 

 

Juin 112016
 

Se marier avec une personne étrangère est devenu un véritable parcours du combattant.

A l’occasion du Bal des Amoureux au ban public (dont Rue89Lyon est partenaire), nous publions le témoignage d’Agnès, 29 ans, une habitante de l’agglomération lyonnaise qui a voulu se marier avec Emmanuel, centrafricain. Pour préserver leur anonymat, les prénoms ont été modifiés.

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Avec Emmanuel, nous nous connaissons depuis 3 ans, nous avons vécu en Centrafrique pendant un an et demi, puis nous nous sommes installés en France.
Je suis française et Emmanuel est centrafricain.

Emmanuel séjourne en France avec un visa étudiant et poursuit un master 2 d’anthropologie. En parallèle, il a déposé une demande d’asile, compte tenu des atrocités et menaces qu’il a subies en Centrafrique. Cette demande est toujours en cours d’instruction.

Lorsque nous avons décidé de nous marier, nous avons choisi mon village natal dans le Sud-Ouest, nous voulions y célébrer les noces et y accueillir nos familles. Le choix de cette commune s’est fait naturellement : ma famille y habite depuis plus de 100 ans et cela avait une signification pour moi.

Le maire ne veut pas célébrer le mariage

Lire la suite de l’article sur le site de Rue89

Juin 092016
 

Dimanche 12 juin à 16 h, place de la République à Strasbourg, le collectif des Amoureux au ban public Strasbourg vous donne rendez-vous pour un goûter musical. À cette occasion, les participants iront (toujours en musique) glisser dans la boîte-aux-lettres de la Grande Poste voisine le « Guide juridique à destination des maires et des agents d’état-civil » adressé aux maires de Strasbourg et de l’Eurométropole.

En souvenir du combat d’un couple d’amoureux américains qui ont eu la merveilleuse idée de se marier aux États-Unis dans les années 60 alors qu’elle était noire et lui, blanc…Richard et Mildred Loving ont fait face à l’administration et à la justice pour que soit reconnu leur droit de vivre leur vie de famille : ça ne vous rappelle rien ?

Juin 012016
 

Les Amoureux au ban public se saisissent cette année d’une date symbolique et d’un événement international célébré chaque année le 12 juin : le Loving Day !

Pour la première fois en France, c’est le collectif des Amoureux au ban public de Lyon qui vous propose de  célébrer l’amour et la multiculturalité lors du Bal des Amoureux Dimanche 12 juin 2016 de 14h30 à 22h, Place Mazagran – Lyon 7e !

Loving Day

Le 12 juin 1967 en Virginie, la Cour Suprême américaine par l’arrêt Loving vs Virginia, autorise pour la toute première fois un mariage entre un couple mixte unissant une femme afro-américaine et un homme caucasien. C’est la fin de la ségrégation raciale aux Etats Unis. Depuis, cette date est célébrée grâce au mouvement du Loving Day. Les festivités ont principalement lieu aux Etats Unis mais depuis 2012, le phénomène s’exporte en Europe, après Amsterdam et Vienne … En 2016, le couple est même à l’honneur dans un film de Jeff Nichols officiellement sélectionné au festival de Cannes : « Loving »

Amour et solidarité

Réunis au sein du mouvement des « Amoureux au Ban Public », les couples franco-étrangers combattent les politiques restrictives qui les empêchent de vivre pleinement leur vie familiale. Depuis une quinzaine d’années, les unions mixtes font l’objet de suspicions et les couples subissent d’importantes intrusions dans leur vie privée et de longues séparations. Construire une vie de famille relève du parcours du combattant, tant les obstacles administratifs sont nombreux.

Soirée de fête, ambiance chaleureuse et programmation éclectique

Pour rejoindre le bal des Amoureux au Ban Public, nul besoin d’être en couple franco-étranger ! Chacun est libre de venir célébrer l’amour sans frontières : qu’il soit en couple ou cœur solitaire, qu’il vienne entre amis ou avec toute la famille. La fête est entièrement portée par les couples bi-nationaux et bénévoles.

Dans le 7ème arrondissement de Lyon, place Mazagran : Sir Jean & Alpha Petulay, POK – Petit Orchestre en Kit, Diarraminal, Doctor Flanagan, Trio Cosmos se joindront à nous pour une ambiance rythmée. Côté spectacles, nous retrouverons Hyacinthe Tobo avec des contes du Tchad et une lecture musicale des couples des Amoureux au Ban Public.

Et en continu : sérigraphie, buvette, restauration … infos, témoignages et revendications ! Rejoignez-nous dès 14h30 pour la Parade d’ouverture !

Accès Place Mazagran (métro D – arrêt Guillotière ou Saxe Gambetta / tram T1 – arrêt Saint André), 69007 Lyon

Retrouver la page Facebook du collectif de Lyon

Découvrez le Flyer de l’événement en version numérique