Nov 172016
 
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Comme l’évoque si bien Lamartine « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », voilà ce que je ressens au fond de moi, ces mots sont plein de sens.

Cela fait maintenant 14 mois qu’on m’a séparée de mon mari que j’aime et dont je suis toujours amoureuse. La première fois que j’ai aperçu son visage, j’ai de suite ressenti des sentiments très forts à son égard, chaque pensée vers lui me fait instantanément du bien.

Malheureusement loin de mon mari, c’est dans ces moments d’éloignement que mon amour, que notre amour se renforce. Ma souffrance est indescriptible, je me sens vide, je n’ai plus le cœur à sortir voire les gens qui sont autour de moi, tout me semble si triste ici, ce vide sans mon mari. L’appartement que je partage avec mon mari me rappelle sans cesse les moments heureux de notre histoire d’Amour, qui me paraissent désormais loin.

Quoi qu’il arrive, quoi qu’il se passe mon mari sera toujours mon plus beau cadeau que la vie m’a offert et personne ne pourra prendre sa place dans mon cœur.

Aujourd’hui seul le vide le désespoir et surtout la souffrance rythment ma vie sans mon mari, ce n’est pas normal, aidez-nous à retrouver une vie normale à deux. Merci.

 

 

 

Mar 022016
 
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Par une ordonnance du 17 décembre 2015, le juge de l’urgence du tribunal administratif de Nantes a favorablement accueilli le référé liberté formé par Mme X contre le refus de délivrance de visa qui lui avait été opposé par le Consulat de France à Brazzaville. Le tribunal a en effet considéré que ce refus portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de se marier.

Mme X, ressortissante Congolaise, et M. Y, ressortissant Français, avaient prévu de se marier dans une commune du Val d’Oise le 19 décembre 2015, où leurs bans avaient été publiés 1 mois et demi plus tôt. Mais le 4 décembre 2015, l’autorité consulaire a refusé de faire droit à la demande de visa d’entrée et de long séjour en France déposée par Mme.

Après avoir rappelé que, « sauf circonstances particulières » le refus de délivrance de visa ne constitue pas en soi une situation d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés, le tribunal considère ici comme remplie la condition de l’urgence « compte tenu de la proximité de la date du mariage ».

Le juge relève par ailleurs que le fait que Mme X ait présenté une demande de visa long séjour conjoint de Français, alors qu’elle n’était pas encore mariée, au lieu d’une demande de visa court séjour, n’établit en aucun cas l’absence d’intention matrimoniale comme l’avançait le Ministère de l’Intérieur. De plus le tribunal rappelle à notre plus grand bonheur que la charge de la preuve du défaut d’intention matrimoniale des intéressés repose sur la seule administration, et que l’absence de preuves de communauté de vie en l’espèce ne pouvait suffire à établir le défaut d’intention matrimoniale.

Néanmoins cette décision reste en demi-teinte car même si le juge des référés se montre protecteur de la liberté matrimoniale, il n’enjoint finalement la délivrance que d’un visa d’une durée inférieure ou égale à 15 jours. Mme sera donc obligée de retourner en Guinée demander une nouvelle fois un visa de long séjour, exposant ainsi le couple a un nouveau contrôle administratif de leur union et à des frais des voyage importants !

Les Amoureux au ban public saluent tout de même cette décision du tribunal administratif de Nantes, protectrice du droit des couples franco-étrangers à se marier en France, et demandent aux autorités consulaires d’arrêter cette surenchère de procédures en délivrant des visas de long séjour en vue de mariage et d’établissement en France.

Référence : TA Nantes, 17 déc. 2015, n° 1510330

Déc 172014
 
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Quelle ne fut ma surprise lorsqu’on m’a dit que je n’y avais pas droit étant algérien…

Tout commence lorsque je rencontre Alexandra, 23 ans, le 20 juillet 2014. J’étais sans papiers mais entre nous ce fut le coup de foudre. J’étais sans papiers à Paris et elle une rouennaise. Très vite on s’installe ensemble chez un de mes amis à Rouen (lui-même algérien) pendant un mois puis dans notre appartement le 05 octobre dernier.
Celle qui est aujourd’hui ma femme a voulu qu’on aille se marier afin que je puisse finir mes études ici et que je puisse également travailler.
Quelques jours plus tard, nous prîmes rendez-vous à la mairie ou nous sommes domiciliés et Tout s’est parfaitement bien déroulé !

Nous nous sommes mariés un samedi, le lundi d’après – et après avoir constitué mon dossier – je me présente à la préfecture de Rouen à 09 h 00 du matin pour que mon tour vienne à 12 h 15…
Me présentant au guichet, la préposée m’a demandé sèchement mon passeport, et en voyant que mon visa de court séjour n’était plus valide, elle me donne une feuille rose sur laquelle figure une liste d’autres pièces à fournir (plus d’une dizaine en tout) et me somme d’envoyer mon dossier par courrier sans possibilité d’avoir un récépissé de dépôt de dossier, sauf si je retourne en Algérie pour y demander un visa de long séjour.
En posant cette question: « et qui s’occupera de ma femme si je repars pour plus d’un mois en Algérie ? », la réponse qu’a eu cette dame fini de m’achever: « vous savez ? Ce n’est pas 1 mois ou deux qui vont la tuer ! ».
Je pris la direction de la sortie résigné et démoralisé !
Ma femme m’a avoué avoir honte pour son pays. Pays des droits humains qui ne soucie même pas de sa ressortissante qui sera séparée de son mari pendant 1 mois ou deux !
Bref, ne trouvant pour le moment aucune aide autour de moi, tout ce que je peux faire c’est témoigner espérant secrètement que ça aidera à changer quelque chose.

Yacine

 

 Publié par le 17 décembre 2014
Nov 132014
 
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Tranche de vie d’un amoureux au ban public

Je me sens un peu comme une bête en cage ce matin.
J’attends.
Je tourne en rond et j’attends.
J’attends de savoir si le couperet va tomber ou non.
De savoir si la condamnation sera ou ne sera pas.
C’est à dire qu’on commence à en avoir l’habitude.
Une première échéance. Une attente et…le couperet n’est pas tombé.
Pourtant, l’affaire ne s’arrêtait pas là.
Presque 3 ans que nous attendons…
Et nous voilà à nouveau devant l’incommensurable pouvoir des autorités administratives.
Dans les alcôves décisionnaires le choix a déjà été fait mais nous ne savons pas encore lequel.
Alors on attend. Patiemment. Gentiment. Trop peut-être.
Et dans quelques heures on saura.
Accusé, levez-vous !
Nous allons vous dire si vous allez pouvoir vivre avec votre femme et votre fille ou non.
Nous allons vous dire si c’est la fin du calvaire ou pas.



Si vous me le permettez, ai-je droit à la parole ?
Pouvez-vous nous dire quel délit, voire quel crime nous avons commis ?
Sommes-nous un tel risque pour la société ?
Au nom de quel droit on nous fait vivre cela ?
Quelles en sont les raisons légitimes, s’il y en a ?
Non, nous ne le permettons pas !!



Bien.
Alors on attend.
On attend la délivrance.
Celle…des passeports.
Avec ou sans ?
Avec ou sans les visas ?
Suspense….
Insupportable attente…

Juil 312014
 
infos breves

Alors qu’il s’apprêtait à prendre son billet d’avion pour l’Algérie, un conjoint de français a été arrêté et placé en Centre de Rétention Admnistrative.

Monsieur D est un ressortissant algérien entré irrégulièrement en France en 2006, marié à une française depuis le mois d’août 2013.
Ne remplissant pas les conditions pour régulariser sa situation auprès de la préfecture, Monsieur D avait pris rdv avec le consulat de France à Oran pour y déposer une demande de visa en tant que conjoint de français. Son rendez-vous a été fixé au 25 août prochain.
Monsieur D devait y aller avec sa femme, qui travaille, et attendait confirmation de ses dates de congés pour organiser le trajet  pour l’Algérie.

Arrêté et placé en centre de rétention de Vincennes, Monsieur D a produit devant le Juge Administratif le document attestant de son rendez-vous, son passeport en cours de validité, son livret de famille, une attestation d’hébergement ainsi qu’une lettre de sa compagne. En vain. Présenté ensuite devant le Juge des Libértés et de la Détention, il a été assigné à résidence le temps que s’organise son départ du territoire français.

Alors qu’il avait entreprit les démarches nécessaires à la régularisation de sa situation, Monsieur D risque de faire face à des difficultés d’obtention de visa en raison de l’Obligation de Quitter le Territoire Français qui lui a été notifiée. Faut-il croire que la politique du chiffre est toujours d’actualité ?

Juin 062014
 
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Bonne nouvelle : Youssef a finalement obtenu son visa le 1er juillet 2014 !

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Youssef*, algérien,  et Sophia*, française, sont sur le point de devenir jeunes parents.

Dans quelques jours, Sophia va donner naissance à leur premier enfant.

Mais Youssef risque de ne pas être là pour l’arrivée du bébé. En effet, il vient de recevoir un refus de visa conjoint de français de la part du consulat de France à Oran.

Pourtant, le couple est marié depuis plus d’un an et a vécu en Algérie pendant plusieurs mois. Ils attendaient encore la transcription de leur mariage sur les registres de l’état civil français quand ils ont appris l’heureux événement à venir.

Malheureusement,  tout ne se déroule pas comme prévu et Sophia est contrainte de se rapatrier d’urgence en France pour être hospitalisée dans un service spécialisé suite à de graves complications dès son sixième mois de grossesse.

Faute de visa, Youssef est dans l’impossibilité de l’accompagner, il dépose alors une demande le 7 avril pendant que sa femme s’installe chez sa sœur pour mener à terme sa grossesse dans les meilleures conditions en attendant l’arrivée de son époux.

Le 20 mai, le consulat l’informe qu’il se voit l’obligation de lui refuser le visa au motif qu’il n’apporte pas la preuve que sa conjointe réside en France et qu’elle n’est pas sur le point de s’y établir. Il invite le couple à redéposer une demande de visa lorsqu’ils auront un domicile commun en France.

Mais comment rechercher un appartement quand Sophia n’a que des possibilités de déplacements très limités et que Youssef est retenu en Algérie faute de visa ?

Le couple a tout fait dans les règles et demande simplement à pouvoir être réunis à temps pour la naissance de leur enfant. Youssef souhaite être présent aux côtés de son épouse, participer à l’éducation de son enfant dès les premiers jours de sa vie et contribuer à l’installation de sa famille.

Youssef et Sophia viennent d’envoyer un recours à la commission de recours contre les refus de visa et s’apprêtent à saisir la justice.

En l’espace de quelques jours, ils réalisent contre toute attente que les autorités françaises ont voix au chapitre dans le destin de leur vie familiale.

Rappel : Selon l’article 211-2-1 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile, le refus de visa long séjour conjoint de français ne peut être motivé que par l’un des trois motifs suivants : annulation du mariage, fraude ou menace à l’ordre publique.

* Les prénoms ont été modifiés

 

Nous, signataires de la pétition, nous nous associons aux Amoureux au ban public pour réclamer la délivrance du visa conjoint de français à Youssef et dénoncer les pratiques des administrations consulaires qui ont des incidences graves sur la vie privée et familiale des couples franco-étrangers et les oblige à avoir recours à la justice pour faire valoir leurs droits.

 

Bonne nouvelle : Youssef a finalement obtenu son visa le 1er juillet 2014 !

 

Youssef et Sophia ont besoin de votre soutien !

Cette pétition est fermée.

Date de fin: Jul 06, 2014

Signatures recueillies: 4370

4,370 signatures
Mai 122014
 
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J'ai rencontré mon mari Tunisien lors de vacances en juillet 2009 (à 500 km de chez moi). Nous sommes restés en contact très régulièrement et début 2010 je suis retournée là-bas, passer une semaine avec lui. Ce fut le début d'une relation très fusionnelle entre nous.

Au début, j'ignorais qu'il n'avait pas de papier. Mais très vite j'ai découvert une vie remplie de difficultés et d'interdits. Travail au noir, problèmes financiers, logements instables faisaient partie de son quotidien. Nous vivions malgré tout notre relation avec insouciance, jusqu'à début 2012, moment où il a subit un contrôle d'identité. Il a été placé en centre de rétention puis relâché quelques jours plus tard. Ce fut une prise de conscience pour nous deux. Nous avons réalisé que l'on pouvait être séparés du jour au lendemain et que nous ne pourrions pas vivre notre relation, simplement comme tout le monde.

Nous avons alors pris la décision de concrétiser notre amour par un mariage, le 13 juillet 2012. Décision difficilement acceptée par ma famille du fait de mon jeune âge (21 ans) et des préjugés à l'égard des "sans papiers". C'était un mariage émouvant, sobre, à notre image, entourés de nos amis et de certains membres de nos familles. Mon mari est ensuite retourné en Tunisie pour effectuer une demande de visa "conjoint de français". Nous savions que nous risquions d'être séparés un moment mais nous pensions courageusement que c'était la seule solution pour être de nouveau réunis sur le long terme, sans problème administratif.

C'est alors que commença un vrai parcours du combattant. Le visa a d'abord été refusé. Nous avons effectué un premier recours, rejeté implicitement (pas de réponse). Nous avons donc sollicité l'aide d'une avocate et effectué deux autres recours (en référé et de fond). La date de l'audience était fixée un mois plus tard. Quelques jours avant l'audience, télégramme diplomatique du ministère de l'intérieur destiné au consulat de France à Tunis ayant pour ordre de délivrer le visa dans les plus brefs délais. Il a finalement obtenu son visa, 1 an après son départ en Tunisie.

L'attente était insupportable, rythmée par des périodes de doutes et de désespoir. J'allais régulièrement le voir (malgré les frais), c'est ce qui nous a permis de tenir le coup. Nous avions confiance en notre couple même si notre entourage avait tendance à nous décourager, envisageant qu'il ne rentrerait peut-être jamais en France. Aujourd'hui, notre couple en est sortit plus fort et plus aucun obstacle ne nous fait peur. Nous vivons ensemble et il a trouvé du travail. L'intégration n'est pas toujours facile mais nous sommes réunis et profitons de chaque instant. Je témoigne pour vous encourager à vous battre, à persister malgré les difficultés et surtout à garder confiance en votre couple. Votre histoire vaut le coup d'être vécue.

Avr 302014
 
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Lorsque j'ai eu 20 ans, j'ai voyagé en Afrique francophone durant 7 mois. C'est au cours de ce voyage que j'ai rencontré celui qui aujourd'hui partage ma vie. Cela fait 5 ans qu'on s'est rencontré, 4 ans que nous vivons en couple.

Je suis retournée en France après ce premier séjour tout en retournant autant que possible dans le pays où vit ma moitié. Ensuite, j'ai eu la "chance" de trouver un travail et donc de m'installer en Afrique de l'Ouest. Ça fait maintenant 2 ans que nous vivons ensemble, sans réelle séparation géographique imposée. Car, si je souhaite retourner dans mon pays natal (pour y voir ma famille, reprendre des études ou même travailler), je sais que je DEVRAIS alors laisser ma moitié en Afrique car les visas ne sont pas accordés aux citoyens africains lambda.

Je suis assez jeune et l'idée du mariage ne s'impose pas à moi comme une réelle envie. Toutefois, je souhaite quitter l'Afrique au moins pour un temps car je me sens déracinée et aussi parce que j'ai un travail qui me permet à peine de subvenir à mes besoins fondamentaux (je gagne environ 200€ par mois).

Donc, de fil en aiguille, nous avons convenu de nous marier pour pouvoir vivre ensemble, quoiqu'il arrive. Dans tous les cas, ça sera un mariage d'amour, même si ce sont les politiques migratoires françaises qui nous poussent à cet acte plutôt que notre volonté.

Car ce mariage n'aura rien de banal. Il ne sera pas le plus beau jour de ma vie, mais juste le moyen de pouvoir vivre librement avec celui que j'aime. Pas de grande robe à froufrou, pas ou peu de famille, pas de grande fête, juste l'essentiel, un papier qui nous unit.

 

Mais depuis des mois, le consulat de France me balade pour toutes les démarches administratives. J'y suis allée une première fois pour prendre la liste des documents à envoyer pour constituer le dossier.


Là, on m'a dit que je devais d'abord faire une carte consulaire en constituant un dossier que je viendrai déposer lorsque j'aurai réuni tous les papiers.

 

J'ai constitué le dossier de demande de carte consulaire et me suis rendue au consulat. En passant les portes bétonnées de l'entrée, on me dit d'attendre à l'extérieur, qu'un agent va venir me chercher… J'ai donc attendu, attendu… Attendu… Puis une seconde personne est arrivée. Nous avons attendu… attendu… attendu… Des agents consulaires passaient devant nous sans nous adresser la parole… Puis, nous nous sommes décidées à réclamer quelqu'un. Plus de deux heures après, on nous a dit de rentrer chez nous, que le consulat n'accueillait personne le vendredi, et on nous a demandé de prendre rendez-vous sur internet avant de venir.

Je suis donc repartie, et j'ai pris RDV sur internet, rendez-vous qui a été programmé plus d'un mois après.

 

Un mois plus tard, j'arrive au consulat et j'attends… j'attends… j'attends… Je me décide donc à me présenter pour signaler que j'avais rendez-vous. On me dit que je ne suis pas enregistrée. J'ai alors protesté en disant qu'à la suite de l'opération sur internet, on m'a confirmé que j'avais RDV en me donnant un code d'enregistrement. On m'a dit que ce code ne servait à rien… Finalement, une dame qui a eu pitié a bien accepté de m'écouter en me demandant ce que je voulais. J'ai expliqué que j'étais venue déposer le dossier de demande de carte consulaire. Là, la dame m'a demandé combien de temps je comptai rester sur ce territoire; ce à quoi j'ai répondu plus ou moins 10 mois. Là, la charmante expatriée du consulat m'a clairement dit: "non, non, vous ne pouvez pas faire une demande de carte consulaire; c'est comme si vous vouliez forcer les portes du consulat". Je lui explique toutefois que cette fameuse carte est demandée dans le dossier pour obtenir un certificat de capacité à mariage. Suite à quoi cette "charmante dame" a été tout à fait étonnée et n'a pas su me dire si oui ou non je devais faire cette carte. Je suis donc repartie bredouille.

Nous avons alors décidé de constituer le dossier en laissant cette affaire de carte consulaire. Vu que ma moitié est originaire d'un autre pays que celui dans lequel on vit, il nous a fallut faire des économies pour se rendre là-bas et récupérer tous les papiers nécessaires.

Une fois tous les papiers réunis, j'ai repris rendez-vous sur internet. J'ai voulu appeler pour qu'on me confirme que le rendez-vous était bien enregistré, mais avec plus de 15 tentatives d'appel sur les tranches horaires de la permanence téléphonique, personne n'a jamais répondu.

Un mois plus tard, j'étais donc de retour au consulat. J'ai attendu… Attendu… Attendu… alors que d'autres personnes amis des agents consulaires avaient trouvé des réponses à leurs problèmes en un temps record, nous autres, français/es inconnus, restions à patienter durant des heures.

Finalement, on me fait passer à l'accueil. J'explique que j'ai pris rendez-vous pour déposer le dossier demande de certificat de capacité à mariage. Là, à l'accueil, la dame fait une grimace, me dit qu'elle va venir chercher sa supérieure censée me recevoir.

La supérieure arrive, et derrière sa vitrine me dit que le dossier doit être envoyé par la poste en courrier recommandé avec avis de réception. Plus que désespérée, je prends le papier qu'elle me tend avec l'adresse postale du consulat.

Le lendemain j'envoie donc le dossier. Cela fait plus d'un mois aujourd'hui et je n'ai toujours pas de nouvelle. Entre ma première visite au consulat et aujourd'hui, il s'est passé 7 mois. Je n'ai jamais été reçue plus de 5 minutes par les agents consulaires. Je n'ai jamais réussi à avoir une information fiable sur les démarches à effectuer.

Aujourd'hui, un de mes amis connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un… Bref. Cette personne a pris contact avec le consulat, et il m'a fait savoir qu'il faut que je fasse la demande de carte consulaire avant tout. Alors voilà où j'en suis…

Je vis par amour malgré moi dans un pays où je ne gagne même pas assez pour me soigner. Les autorités consulaires de mon pays ne font rien pour informer correctement leurs ressortissants français. On nous donne une information et puis le mois d'après, on nous dit autre chose… Pour toute démarche de mariage, on nous conseille de prévoir un délais de 8 mois, mais après tout ça, il semblerait qu'il faille prévoir plutôt 18 mois !!! Tout ça pour un seul certificat ! Ne parlons même pas du mariage en lui même et de la publication des bans…

Vive la France et ses administrations !

Fév 242014
 
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Ivan n’est pas français, mais il a 5 ans et souhaite pouvoir vivre avec sa maman et celui qu’il considère comme son papa.  

Depuis le 19 février 2013 sa maman est mariée avec Monsieur A, de nationalité française, qu’Ivan connaît très bien et appelle « papa ». Monsieur A vit en France, loin de sa femme et de cet enfant qu’il considère comme le sien et dont il s’occupe comme tel. Après s'être soumis à toutes les procédures nécessaires à la reconnaissance de leur mariage sur les registres de l'état civil français, le couple dépose deux demandes de visa auprès du consulat de France, l'un pour la maman, l'autre pour l'enfant.

Le père biologique d’Ivan est extrêmement peu présent dans sa vie, ne lui verse plus de pension alimentaire et a donné son accord au départ de son fils hors d’Ukraine. Or le Consulat de France à Kiev a refusé la délivrance d’un visa pour Ivan.

Ce refus du consulat de délivrer un visa à Ivan alors qu’ils ont autorisé le départ de sa maman pour la France le conduirait à se retrouver seul loin de sa mère et de l’homme qu’il considère lui-même comme son père. Une séparation qui ferait voler en éclat une cellule familiale en violation d’un droit fondamental, protégé par la Constitution française ainsi que la Convention Européenne des droits de l’Homme, pourtant ratifiée par la France il y a plus de cinquante ans.

Qu’en est-il  des intérêts d’un enfant qui devra vivre et grandir sans sa mère et son père de cœur, en violation de la Convention Internationale des droits de l’enfant, elle aussi ratifiée par la France depuis longue date ?

La maman et Monsieur A n’envisagent pas un seul instant de laisser Ivan en Ukraine d’autant plus qu’ils rentreraient alors dans une toute autre procédure, celle du regroupement familiale qui l’obligerait à attendre au moins 18 moins pour entreprendre des démarches, laissant de ce fait Ivan seul en Ukraine pendant ce temps.

Le couple vient de saisir la Commission de Recours contre les Refus de Visas et se prépare à saisir le Tribunal Administratif de Nantes.