Juin 112016
 
rue89

Se marier avec une personne étrangère est devenu un véritable parcours du combattant.

A l’occasion du Bal des Amoureux au ban public (dont Rue89Lyon est partenaire), nous publions le témoignage d’Agnès, 29 ans, une habitante de l’agglomération lyonnaise qui a voulu se marier avec Emmanuel, centrafricain. Pour préserver leur anonymat, les prénoms ont été modifiés.

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Agnès a longuement bataillé pour pouvoir se marier avec Emmanuel. ©Gian

Avec Emmanuel, nous nous connaissons depuis 3 ans, nous avons vécu en Centrafrique pendant un an et demi, puis nous nous sommes installés en France.
Je suis française et Emmanuel est centrafricain.

Emmanuel séjourne en France avec un visa étudiant et poursuit un master 2 d’anthropologie. En parallèle, il a déposé une demande d’asile, compte tenu des atrocités et menaces qu’il a subies en Centrafrique. Cette demande est toujours en cours d’instruction.

Lorsque nous avons décidé de nous marier, nous avons choisi mon village natal dans le Sud-Ouest, nous voulions y célébrer les noces et y accueillir nos familles. Le choix de cette commune s’est fait naturellement : ma famille y habite depuis plus de 100 ans et cela avait une signification pour moi.

Le maire ne veut pas célébrer le mariage

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Mai 272016
 
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Découvrez le reportage diffusé sur l’antenne de la radio BBC Afrique le 26 mai 2016, réalisé auprès des membres du collectif Île-de-France des Amoureux au ban public en plein préparatifs de la Grande Parade Métèque, et  de la coordinatrice juridique du mouvement. Les auditeurs découvriront à travers leurs interventions l’acharnement des administrations françaises au nom de la lutte contre les mariages « de complaisance ».

Le podcast est accessible sur le site de la BBC Afrique :

le sujet débute à 16’30 et dure envion 5 minutes

http://www.bbc.com/afrique/bbc_afrique_radio/p03vkzx2

 

Avr 112016
 
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Je suis Française, j’ai bientôt 34 ans, je suis mariée à un homme bangladais de 27 ans. Nous sommes ensemble depuis deux ans, mariés depuis un ans et trois mois. Jusque là, nous vivions en Angleterre mais après un rendez-vous au Home Office pour sa demande de « residence card » tout a basculé.

En effet le 12 janvier dernier, nous avions un entretien prévu à Liverpool afin qu’ils déterminent si nous étions ou non un couple authentique. Nous aimant à la folie, nous n’avions aucun doute que tout se passerait bien et que l’amour était plus fort que ces procédures. Or nous avons vite déchanté lorsqu’à la fin de l’entretien d’environ six heures mon mari fut retenu par les agents pour être envoyé en centre de rétention où il est resté quinze jours pour finir par être expulsé vers Dhaka au Bangladesh. Ce furent deux semaines épouvantables, à essayer de faire tous les recours, de trouver un avocat… Mon mari n’arrêtait pas de pleurer, il voulait mettre fin à ses jours. Je vous cache pas qu’émotionnellement, ce fut vraiment dur à vivre.

Nous avons découvert que l’agent avait écrit une multitude de choses fausses dans le procès-verbal de notre audition et que son rapport ne concordait pas avec l’enregistrement que j’ai pu obtenir après coup. Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de faire valoir nos droits et j’ai moi-même été, officieusement par un autre agent, menacée de devoir quitter le territoire britannique.
C’est pourquoi je suis retournée en France début mars.

Nous n’avions malheureusement pas fait la transcription de notre mariage célébré en Angleterre en décembre 2014. Nous voici donc en pleine procédure pour faire reconnaître notre mariage en France. J’ai eu un entretien à l’ambassade de France à Londres en février et mon mari devra également être auditionné à l’ambassade France de Dhaka sous peu.

Nous avons amèrement regretté de ne pas avoir pris d’avocat lors de notre entretien, car l’agent a écrit n’importe quoi dans son rapport sans vraiment nous écouter. C’est une injustice totale, orchestrée par des politiques véreux qui ne pensent qu’à évincer le maximum de personnes de leur territoire! Et j’espère bien qu’ils vont voter le Brexit! Lorsque le pound chutera et que l’économie s’effondrera, peut-être comprendront-ils qu’ils ont aussi besoin des autres pour vivre!

Avr 112016
 
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Chers lecteurs,

Je suis française du Tarn, j’ai rencontré M. en 2013, cela fait plus de deux ans que nous vivons ensemble, pacsés depuis juillet 2014. Nous venons d’avoir le choc du refus de titre de séjour et il a reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire)!

Même avec des preuves de notre vie commune, factures d’électricité et attestations, la Préfecture a trouvé mille prétextes pour développer les choses à leur façon et refuser le titre EN DISANT QUE CECI NE PORTE PAS ATTEINTE A NOTRE VIE PRIVÉE!! Quelle honte!! Aimer un étranger est donc INTERDIT ICI EN FRANCE ??? Voir que nous sommes en 2016 et que nous ne sommes pas libres d’aimer qui nous voulons… On nous laisse nous pacser et après il font leur possible pour nous séparer!

Nous sommes en attente du recours administratif. Nous nous sentons anéantis, choqués par cette OQTF et le refus de séjour, et aussi traumatisés par la sensation de ne pas être entendus, même après mes courriers au Préfet en ma qualité de compagne de M… Il se moque bien des sentiments, ne cherche pas à connaître les situations, essaie de briser l’amour de deux personnes en compliquant leur vie.

Fév 252016
 
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Je suis Française, mariée depuis 5 ans avec un Ivoirien. Mon mari a été renvoyé au pays car son visa n’était plus valable depuis septembre 2013. A ce jour nous sommes toujours séparés. Trois Noël sans lui, trois anniversaires de mariage loupés, c’est inadmissible… Pour nous deux c’est un calvaire, une injustice d’être séparés alors qu’on n’a rien fait de mal.

Nous nous sommes rencontrés chez des amis à Paris, puis nous avons continué notre relation à distance car nous vivions à plusieurs heures l’un de l’autre. Nous nous voyions le week-end. Par la suite, nous avons emménagé ensemble et nous nous sommes mariés. Comme le titre de séjour de mon mari était plus valable, nous avons refait une demande. La préfecture a refusé, croyant à un mariage blanc, et après une convocation au commissariat de ma ville il a été renvoyé dans son pays en Côte d’Ivoire pour chercher un visa long séjour.

Là-bas, l’ambassade de France a refusé dans un premier temps de délivrer le visa, au motif d’un risque de trouble à l’ordre public, mon mari aurait été condamné et aurait fait de la prison à Metz… C’était faux, j’ai donc contesté et suite à cela l’ambassade a reconnu qu’il y avait eu une confusion entre deux dossiers aux noms similaires…

Mais le dossier est maintenant au tribunal administratif et depuis le départ de mon mari le 28 septembre 2013 nous nous battons sans cesse en fournissant des preuves de vie commune, courriers, appels téléphoniques, factures, et rien ne bouge, personne ne bouge, le Président de la République, le Ministre de l’Intérieur, j’ai écrit partout, toujours la même réponse : il faut attendre! Et comme je n’ai pas beaucoup d’argent je ne peux pas aller rejoindre mon mari, c’est inadmissible que l’on sépare un couple marié comme cela pendant 3 ANS. Tout cela pour un visa, un papier administratif! Et à cause de personnes qui n’en n’ont visiblement rien à faire!! On est un dossier, un numéro en attente de passer, ce sera selon leur volonté! Voilà en gros notre souffrance quotidienne : attendre!! Merci à vous.

Oct 212015
 
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Les Amoureux au ban public vous recevront le jeudi 05 novembre à 19h au Café-librairie Michèle Firk à Montreuil, 7/9  rue François Debergue (ligne 9 Croix de Chavaux)  pour discuter avec vous de l’ouvrage « Haut les cœurs ! Lettres d’Amoureux au ban public » présentant le quotidien des couples franco-étrangers qui s’apparente de plus en plus à un véritable parcours du combattant.

Vous pourrez également découvrir la forme que prend l’action du mouvement des Amoureux au ban public depuis 2007.

Oct 162015
 
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Venez découvrir ou redécouvrir « Les Amoureux au ban public, le film » dans lequel témoignent les couples franco-étrangers et racontent des dysfonctionnements de l’administration qui sont monnaie courante. Ces témoignages mettent aussi à jour une politique répressive qui a décrété la mise au ban des couples binationaux dans notre pays.

Lyon

Le Jeudi 12 novembre 2015, à 18h30, à la mairie du 1er arrondissement – Salle des mariages – 2 place Sathonay 69001 Lyon. La projection sera suivie d ‘un débat avec les membres du collectif lyonnais des Amoureux au ban public.

Prix libre
Réservation conseillée au 07 70 07 82 08

Rouen

le 17 novembre 2015 à 10h30 au Centre André-Malraux, Rue François Couperin 76000 Rouen. Dans le cadre du festival de la Cimade, Migrant’scène, la projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur du film, Nicolas Ferran.

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Prix libre

Montpellier

Le 18 novembre à 20h au Gazette Café, 6 rue Levat face à la gare SNCF, accès par le tramway lignes 1.2.3 et 4 (voir notre article dédié)
Entrée libre

Août 142015
 
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Comment commencer ce roman qui n’en finit plus?!
Tout a débuté début mai 2011, époque à laquelle par le plus grand des hasards, puisque étant en pleine séparation du père de ma fille, je n’avais nullement l’envie de rencontrer qui que ce soit, mais le destin en avait décidé autrement, j’ai rencontré mon mari :)

Après une période de grande amitié à distance, nos échanges téléphoniques, et la maturité de cet homme de 24 ans (nous avons 20 ans d’écart d’âge), cette relation a commencé a prendre une autre tournure, nous tombions amoureux malgré les kilomètres.
Au mois de septembre 2011, j’ai décidé de me rendre en Tunisie pour rencontrer ce bellâtre, et là, on a compris tout les deux que cette belle amitié ressemblait à un amour naissant et avons donc décidé de nous revoir.
Il faut savoir que mon mari est issu d’une famille très (très) ancrée dans les traditions, que j’étais sa première femme, et que mis à part sa mère, personne ne savait qu’il venait me voir, nous louions des appartements au nord de la Tunisie, lui étant du sud… Bref, notre histoire a continué et je me rendais régulièrement en Tunisie.
Pour raisons personnelles, je ne pouvais pas m’installer pour y vivre malgré que cela soit mon voeu, j’ai des enfants.
Il était inconcevable pour mon mari comme pour sa famille qu’il continue de rencontrer celle qu’il avait choisi sans se marier, c’est ainsi dans la famille de mon mari et avec sa mentalité d’Oriental très intègre ainsi que notre passion dévorante, nous avons envisagé de nous marier.
En janvier 2012, nous avons déposé la demande de certificat de capacité à mariage à Tunis. Entre temps, nous avons eu le droit à des interrogatoires : moi en France par le maire de ma commune et mon futur mari au consulat en Tunisie.
En juillet 2012, ccm accordé, bonheur, nous nous sommes donc mariés à Gabès en Tunisie le 16/07/2012.
J’ai reçu la transcription ainsi que notre livret de famille en septembre 2012 en mairie en France.
Mon mari a donc demandé un passeport et ensuite établi une demande de visa et voilà le début de notre galère.
Lorsque mon mari s’est rendu a Tunis (à 400km de chez lui..), afin de déposer sa demande de visa long séjour, il a eu le malheur de cocher une mauvaise case, la demoiselle du guichet qui pouvait tout simplement lui faire remplir un nouvel imprimé chez TLS contact à Tunis, l’antenne du consulat, lui a tout bonnement demandé de reprendre rendez-vous!!
Or, on lui donnait rendez-vous seulement 1 mois après !! Et nous voulions être ensemble, la distance devenait trop difficile à vivre, car, nous, on s’aime vraiment…
Mon mari a donc demandé combien de temps il fallait attendre le visa pour un court séjour, on lui a répondu, 1 semaine, il a donc demandé un court séjour et le 13 décembre 2012, il arrivait devant moi à l’aéroport de Nantes, je n’en revenais pas, enfin, notre vie allait pouvoir démarrer, nous allions enfin être heureux et ensemble après toutes ces souffrances qu’avait causé la distance.., nous sommes un couple très fusionnel.
Le visa court séjour de mon mari était valable 90 jours et sur son visa il était noté « famille de français » ce qui pour moi était important pour qu’il obtienne un titre de séjour.
Ne connaissant rien ni l’un, ni l’autre à toutes les lois, au bout des 90 jours, soit en mars 2013, nous avons appris qu’il devait rentrer en Tunisie pour réétablir une demande de long séjour !!
Malheureusement, nos moyens financiers ne nous permettaient pas de payer encore l’avion et on nous avait conseillé d’essayer de déposer une demande de titre de séjour vie privée/ vie familiale à la préfecture de mon département.
Nous nous y sommes donc rendus avant expiration du visa de court séjour. La personne qui nous a reçus nous a demandés de revenir après 6 mois de vie commune et avec diverses preuves.
Nous l’avons donc écoutée et attendu jusqu’en novembre 2013, là, la personne a accepté le dossier de mon mari, elle était elle-même très confiante…
Coup de massue, demande de carte vie privée et familiale refusée, long séjour refusé et OQTF en plus!!
Nous avons donc fait appel à la cour d’appel de Rennes avec preuve de diverses incohérences dans le rapport de la préfecture des côtes d’Armor!
Appel rejeté en 2014, donc second appel à Nantes avec une avocate spécialisée, encore rejeté, là il y a quelques jours!!
Mon mari ne demande pas un long séjour pour 10 ans, mais uniquement le droit de travailler et qu’on vive normalement, ils veulent qu’il rentre chez lui, pourquoi??
2 ans et demi qu’on nous empêche d’être heureux!!
Il a tout les critères pour avoir une carte vie privée/vie familiale.
On ne comprend plus rien.
C’est la première fois que je témoigne si longuement car il existe peut être des couples ayant connu la même histoire et qui ont réussi.
Il ne refuse pas de rentrer en Tunisie, mais dans combien de temps va-t-il revenir?? Non, moi, étant Française, je ne suis pas d’accord d’être séparée, encore!! On a eu notre dose de soucis!!
Nous ne voulons pas être à nouveau séparés. Tout ce qu’on nous a fait traverser en Tunisie comme en France ne nous a jamais fait lâcher car on s’aime.
Merci de m’avoir lue.

Juin 172015
 
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Nous vous donnons rendez-vous le mercredi 17 juin à 19h à la Brèche, librairie située 27 rue Taine dans le 12ème arrondissement de Paris (M°Daumesnil),

Pour une rencontre avec les Amoureux au ban public, en présence de l’un des auteurs du livre « Haut les cœurs ! »

Nous pourrons ainsi échanger sur les thèmes abordés dans les lettres, sur le parcours du combattant des couples franco-étrangers et sur l’actualité liée à la réforme du droit des étrangers.

 

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